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L’État du monde
Tous les optimistes rêvent d’un monde meilleur, mais les plus lucides doivent dresser des constats réalistes. Avec la chute du Mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS, nous avons voulu croire à la fin de l’histoire, le livre de Fukuyama, avec le triomphe définitif de l’économie de marché et de la démocratie libérale.
Nous en sommes à la fin des illusions. Avec le retour des empires, le leadership américain, les grands équilibres du monde s’effondrent. Les États-Unis ne sont plus qu’un énorme tiroir-caisse ; ils accentuent le déclin de l’Occident au bénéfice de l’Asie.
L’Europe est menacée par la montée de l’illibéralisme, qui bafoue l’État de droit, et par le populisme contre les élites, considérées comme des boucs émissaires. La démocratie est fragile parce que c’est un régime à la fois constitutionnel et pluraliste. Il appartient à chacun d’entre nous de l’incarner avec la volonté chère à Raymond Aron : être libres, certes, mais aussi capables — ce qui est plus audacieux. Capables de nous engager à tous les degrés de la société, capables de défendre nos valeurs, dont beaucoup sont celles de l’optimisme : le courage, la sagesse, la bienveillance, la tempérance, l’humanité et la transcendance.
Une transcendance incarnée…
… par le pape François. Jean-Paul II était une icône. Comme disait Baudrillard, il a bouleversé la scène apostolique et révolutionné le look évangélique. Le pape François, lui, a fait entrer l’Église dans la communication instantanée, comme en attestent ses prises de parole imprévues dans des avions, avec sa fameuse phrase sur les homosexuels : « Qui suis-je pour les juger ? », et ses punchlines à l’encontre de la curie : « Alzheimer spirituel, schizophrénie existentielle, pétrification mentale. »
Alors, pour combien est-il dans le renouveau manifeste, même en France, de la foi, des baptêmes, des ordinations ? Prévaut peut-être la première explication : ce monde dont je viens de parler, qui entre dans une phase incertaine où beaucoup ont besoin de se rapprocher d’une cause qui les dépasse. L’engagement, où qu’il se trouve, on vient de le voir, reste l’une des vertus de l’optimisme.
Des entreprises qui en aident d’autres, ça existe
L’entreprise, c’est l’Institut OpinionWay qui, chaque année, décerne des bourses aux études des associations et des entreprises sociales. C’est du reste l’occasion pour moi de saluer toutes les entreprises qui soutiennent des projets de ce type.
Je retiens en particulier, parmi les trois lauréats de l’édition 2025, Laqi, la première ampoule connectée pour stimuler la production de mélatonine afin d’apaiser et de faciliter le sommeil*. Dans ce monde troublé, ça peut servir.
*Des ampoules « circadiennes », compatiblesavec les luminaires E27 standards, qui optimisent l’exposition lumineuse selon un cycle de 24 heures.



































