Trophées EcoRéseau : découvrez les nominés dans la catégorie « Rebond »
L'entreprise Duralex a reçu le Trophée du « Rebond » lors de l'édition 2025 des Trophées EcoRéseau

Temps de lecture estimé : 3 minutes

L’édition 2026 des Trophées ÉcoRéseau se déroulera le jeudi 11 juin au siège de la CCI Paris Île-de-France, coorganisatrice de l’événement. Pour les dix ans, cette cérémonie sera placée, pour la première fois, sous le haut patronage du Président de la République Emmanuel Macron. Découvrez les trois nominés dans la catégorie « Rebond ». 

Le Trophée du Rebond distingue des trajectoires de vie marquées par une rupture brutale, un accident, une épreuve avant une étape de (re)construction. Il met en lumière des parcours où l’adversité devient un point de bascule vers une nouvelle dynamique, plus positive. Qu’il s’agisse de handicap, de résilience ou de reconversion après un choc de vie, les femmes et hommes retenus incarnent cette capacité à transformer la contrainte en moteur d’action. Leur engagement dépasse leur propre histoire : ils sensibilisent, innovent et contribuent à faire évoluer les regards et les pratiques. Entreprise, sport, engagement citoyen… ils démontrent qu’un rebond est d’autant plus utile qu’il se met au service d’une société plus juste.

  • Virginie Dubost

Virginie Dubost, nominée pour le Trophée RebondVirginie Dubost, très vite passionnée par le luxe, multiplie les stages prestigieux : Vuitton à Monaco, Cartier à Nice, Lanvin à Paris, etc. Après dix ans dans un univers « superficiel », elle troque son poste de responsable commerciale chez Swarovski pour un congé sabbatique. Direction l’autre bout du monde, et notamment le Costa Rica, seule avec son sac à dos. Comment ne pas se laisser tenter par un cours de surf ? Incontournable là-bas. « Une mauvaise vague, une mauvaise chute, et me voilà tétraplégique », raconte Virginie Dubost, alors qu’elle n’a que 31 ans. La moelle épinière a été lésée. « D’un milieu hospitalier et bienveillant je me suis ensuite confrontée au réel, la vraie vie […] Du manque d’accessibilité dans les transports au regard des gens, encore mal à l’aise aujourd’hui à l’idée de tomber nez-à-nez avec une personne à mobilité réduite ». Voilà sa nouvelle mission : faire changer les regards sur le handicap ! D’abord sur les réseaux sociaux (Instagram et LinkedIn). Sur fond d’humour et d’auto-dérision, l’influenceuse raconte aussi bien ses galères quotidiennes que les belles initiatives autour du handicap. Virginie Dubost intervient également au sein des entreprises qui désirent faire plus de place à l’inclusion. Toujours pour faire passer les bons messages, l’entrepreneure a créé son podcast (« Dialogues ») pour parler RSE, inclusion, égalité des chances, ou environnement. Ses invités ? Frédéric Mazzella de Dift et BlaBlaCar, Olivier Goy du collectif « Invincibles » ou encore Artus.

  • Kelly Massol

Kelly Massol, nominée pour le Trophée Rebond

Ne pas oublier d’où l’on vient pour mieux tracer son avenir. Kelly Massol, abandonnée à l’âge de six mois par sa mère, a été élevée par sa grand-mère et son oncle. De cette enfance passée dans un quartier populaire du IXe arrondissement de Paris, « Loly » de son surnom est aujourd’hui à la tête d’une marque de produits capillaires internationale. Savait-elle que son blog, créé une nuit de 2004 alors qu’elle n’avait que 20 ans, deviendrait le projet de sa vie ? D’un forum « Boucles et cotons » à l’entreprise Secrets de Loly, qui vise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires dans les trois ans qui viennent. Kelly Massol n’est peut-être pas allée au bout de ses études de droit à Assas, mais rien ne semble l’arrêter lorsqu’il s’agit de créer une marque à partir de rien ou presque – comprenez 1 500 euros dans une cuisine. Son visage, d’abord connu dans le monde du business, est désormais familier du grand public depuis sa participation à l’émission « Qui veut être mon associé ? » diffusée sur M6. Celle qui n’avait comme mentor que son oncle – avec qui elle a tant appris – est devenue rôle modèle pour des millions d’entrepreneures et d’entrepreneurs remplis de bonne volonté mais qui ne savent pas toujours par où commencer. Son état d’esprit à l’américaine, « sky is the limit », est revendiqué et assumé.

  • Gaël Rivière

Gaël Rivière, nominé pour le Trophée Rebond

Non-voyant de naissance, issu d’un milieu modeste, Gaël Rivière est un enfant tombé amoureux du ballon rond lors de la Coupe du monde 1998. Très vite, dès l’enfance, il trouve une astuce pour jouer avec ses amis voyants : enrouler le ballon dans un sac en plastique pour se guider grâce au bruit. « Rétrospectivement, ce n’était pas très écolo… », ironise-t-il. Alors qu’il n’est qu’au lycée, le jeune Gaël fait le choix décisif de quitter son île natale, La Réunion, pour jouer au cécifoot à Paris tout en poursuivant ses études. En Terminale, il intègre l’équipe de France de cécifoot, après avoir été repéré par un sélectionneur. Sport de haut niveau n’empêche en rien des études de très haut niveau : Gaël Rivière obtient un premier Master en droit des affaires et fiscalité et un second en droit bancaire, major à deux reprises. En parallèle de sa carrière d’avocat, et après avoir décroché la médaille d’or aux Jeux paralympiques de Paris, il a été nommé président de la Fédération Française Handisport fin 2024. Une nouvelle casquette qui lui permet de porter un engagement fort : « J’ai envie que la Fédération agisse contre le validisme qui considère que les personnes en situation de handicap sont moins aptes que les autres. Les mentalités doivent changer. »

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