Indispensables à la souveraineté industrielle française, les minerais critiques sont pourtant au cœur des tensions en matière de sécurisation des approvisionnements. Cette prise de conscience, devenue largement partagée, s’est notamment manifestée lors du dernier G7. Les minerais critiques sont-ils devenus l’un des principaux fronts de la guerre économique, alors que la France demeure fortement dépendante des importations ?
Mi-juin, Évian-les-Bains a été le théâtre d’un « ras-le-bol » général. « Au sein du G7, il y a eu un consensus de prise de conscience et de nécessité d’agir », a confirmé Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie lors du colloque L’Hémicycle « Consolider notre souveraineté industrielle ». « Les sept grandes puissances les plus industrialisées du monde se sont aussi mises d’accord pour dire qu’on ne doit pas dépendre à plus de 60 % d’un seul acteur. Or, on n’a qu’un seul acteur, la Chine, qui représente à lui tout seul, sur plusieurs métaux, environ 85 % de l'offre, principalement du fait du raffinage », explique le ministre. Du côté des Français aussi, la prise de conscience débute. 57 % estiment que le retard accumulé par la France s’explique par un manque d’investissements, de vision et de soutien de l’État, d’après une enquête de Norstat, réalisée avant le G7.
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