Temps de lecture estimé : 3 minutes
Qui ? ArxyA
Quoi ? Un assistant IA pour toutes vos questions fiscales, comptables et juridiques.
Seulement quelques mois après son lancement, ArxyA ambitionne déjà de simplifier le quotidien des entrepreneurs. Fondée par Thibaut Crespin, la jeune LegalTech française développe un assistant d’intelligence artificielle spécialisé dans les domaines fiscaux, juridique et comptable. Contrairement aux IA généralistes, la plate-forme s’appuie exclusivement sur des sources officielles françaises et européennes afin d’apporter des réponses fiables aux dirigeants de TPE, indépendants et créateurs d’entreprise. Un positionnement de niche qui répond à une problématique bien identifiée : rendre plus accessible une réglementation souvent jugée complexe et coûteuse à appréhender.
Une idée née d’une expérience personnelle
L’histoire d’ArxyA débute bien avant la création de l’entreprise. À seulement 16 ans, Thibaut Crespin lance un premier projet de commerce en ligne. Mais son âge constitue un frein juridique : mineur, il ne peut exercer son activité sans engager la responsabilité de sa mère, qui préfère ne pas prendre ce risque. « Plutôt que d’abandonner, je me suis posé et j’ai réfléchi à un problème que les entrepreneurs peuvent rencontrer et, avec la technologie grandissante qu’il y a actuellement, si je pouvais y répondre », explique-t-il.
En échangeant avec d’autres créateurs d’entreprise, il constate que beaucoup se heurtent aux mêmes difficultés lorsqu’il s’agit de comprendre la fiscalité, la comptabilité ou les obligations juridiques françaises. C’est de ce constat qu’est née ArxyA (anciennement Lexia). « La complexité fiscale et juridique pour les entrepreneurs et même pour les petites entreprises rentrent dans la demande. Et du coup, nous, on répond avec l’IA », résume le fondateur. Développée entre février et juin, alors que Thibaut Crespin est encore en classe de Terminale, la plate-forme mise sur une intelligence artificielle capable de répondre aux questions des entrepreneurs en s’appuyant uniquement sur des textes officiels.
Le choix de se spécialiser plutôt que de développer une IA généraliste est également stratégique. Pour Thibaut Crespin, le marché est déjà largement occupé par les grands modèles conversationnels. « Je préfère viser un marché « plus restreint » qu’une IA généraliste, mais où ça vient apporter une réelle aide », affirme-t-il.
Une IA spécialisée qui mise sur la confiance
Concrètement, ArxyA fonctionne selon un système de formules adaptées aux besoins des utilisateurs. Un mode invité permet de tester gratuitement l’assistant avec un nombre limité de questions, tandis que des abonnements proposent progressivement davantage de fonctionnalités. Les offres les plus avancées donnent notamment accès à des calculateurs fiscaux, des modèles de contrats ou encore à un contexte personnalisé permettant d’adapter les réponses au profil de l’entreprise.
La jeune pousse insiste toutefois sur une limite importante : son intelligence artificielle ne délivre pas de conseil juridique. « Nous, on doit toujours rester dans l’informatif parce qu’on n’a pas le droit d’être en conseil », rappelle son fondateur. Chaque réponse renvoie vers les textes officiels utilisés et, en cas de demande nécessitant une véritable expertise, les utilisateurs seront orientés vers un cabinet d’avocats fiscalistes avec lequel ArxyA est en cours de partenariat. Une manière de compléter l’outil numérique par un accompagnement humain lorsque la situation l’exige.
Cette recherche de crédibilité constitue aujourd’hui le principal défi de la start-up. Selon Thibaut Crespin, « c’est plus difficile de convaincre » les entrepreneurs que de développer la technologie elle-même. Pour renforcer cette confiance, ArxyA a mis en place plusieurs garde-fous : limitation des sources aux références officielles, actualisation des contenus lorsque la réglementation évolue, affichage systématique des articles de loi cités ainsi qu’un avertissement rappelant que l’outil ne remplace pas un professionnel. « On cite tous les articles utilisés et tous les sites à la fin des réponses », précise-t-il.
Financée exclusivement grâce aux fonds personnels de son fondateur et de membres de sa famille, l’entreprise entend poursuivre son développement sans perdre son identité. À court terme, elle souhaite multiplier les partenariats afin d’enrichir l’accompagnement proposé aux utilisateurs. À plus long terme, ArxyA ambitionne de devenir un réflexe pour les entrepreneurs français confrontés à une question fiscale ou juridique. « Quand on a besoin d’une question juridique, une question sur la fiscalité, on pense directement à aller voir ArxyA », conclut Thibaut Crespin, qui vise également un développement dans plusieurs pays européens.






























