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L’édition 2026 des Trophées ÉcoRéseau se déroulera le jeudi 11 juin au siège de la CCI Paris Île-de-France, coorganisatrice de l’événement. Pour les dix ans, cette cérémonie sera placée, pour la première fois, sous le haut patronage du Président de la République Emmanuel Macron. Découvrez les quatre entreprises nominées dans la catégorie « Entreprise de l’année ».
Le Trophée de l’Entreprise de l’année distingue ces organisations qui bousculent les équilibres établis, s’imposent avec évidence sur leur marché et en redessinent les codes. Les entreprises retenues sont soit pionnières au sein d’un secteur nouveau et prometteur, soit elles ont révolutionné un marché jusque-là endormi… Derrière des parcours souvent fulgurants, on retrouve des modèles solides, capables de convaincre clients et investisseurs, et surtout de s’inscrire dans le temps long.
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Brevo
600 000 clients, 200 millions d’euros de revenus annuels récurrents, plus d’un milliard d’euros de valorisation, une croissance supérieure à 20 % en 2025. Voilà pour les chiffres (non-exhaustifs) qui donnent le tournis. Avant Brevo il y a eu MaillN, Dualtech ou encore Sendinblue. Si l’entreprise a souvent changé de nom depuis sa création en 2007, cela ne l’a pas empêchée de s’imposer comme un acteur de référence de l’email marketing et de la relation client digitale. À la tête de l’entreprise, devenue licorne en 2025, un homme : Armand Thiberge. Derrière son calme apparent, ce polytechnicien fils de psychanalystes, cultive une discipline de travail redoutable. Et une vision de l’entreprise où le collectif reste au cœur de la réussite. « Une entreprise, ce sont avant tout des femmes et des hommes qui avancent ensemble. J’ai toujours été convaincu qu’une entreprise appartient, en grande partie, à ceux qui la font vivre au quotidien : ses collaborateurs », confiait-il dans le numéro 127 de notre magazine où il était en couverture. Parce que derrière le succès d’une entreprise, il y a un dirigeant qui sait bien s’entourer.
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IEVA Group
« Ce que je veux, c’est que mon état physique se dégrade le moins possible jusqu’à ma mort, avec un effet avalanche, c’est-à-dire que tout bascule rapidement sans avoir le temps d’en prendre véritablement conscience. Dit autrement, je veux mourir beau ». Voilà les mots prononcés par Jean Michel Karam, un ingénieur qui a fui à 20 ans les bombes du Liban pour tracer son aventure entrepreneuriale en France. En 2010, il lance IOMA, une marque de soins sur mesure, pour que les produits cosmétiques tiennent vraiment leurs promesses ! Il va encore plus loin en 2020, en créant ce qu’il appelle le « Netflix de la beauté », IEVA Group, spécialiste de la beauté personnalisée. Avec les rachats successifs de l’Atelier du Sourcil, Boudoir du Regard (deux réseaux qui cumulent 130 implantations en France) ou encore My Little Paris, le groupe réalise aujourd’hui environ 50 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé. En mars dernier, Jean Michel Karam a annoncé l’introduction en Bourse de IEVA Group sur Euronext Growth Paris. Principal objectif ? accélérer, de nouveau, ses acquisitions !
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PayFit
Firmin Zocchetto. Un nom qui reste, que l’on retient. Pour celui qui a grandi en Mayenne, dans une famille où l’on entreprend de père en fils, créer et transmettre font partie de son ADN. À seulement 17 ans il fonde sa première entreprise avec Ghislain de Fontenay, qui deviendra plus tard l’un des cofondateurs de PayFit. En 2015, alors étudiants à l’ESCP, ils ont l’idée de concevoir un langage de programmation pour réinventer la paie. C’est la naissance de PayFit. « J’avais envie de liberté, (…) et de voir directement l’impact de mes décisions. Alors j’ai préféré prendre le risque entrepreneurial », se souvient celui qui fait la couverture n°129 d’ÉcoRéseau Business. Concrètement, PayFit est une solution de gestion de la paie et des ressources humaines pour les TPE et PME en France, en Espagne et au Royaume-Uni, qui centralise et automatise l’ensemble des tâches administratives liées au personnel. Un risque qui s’avère payant : en 2022, l’entreprise accède au statut de licorne et le groupe emploie aujourd’hui 700 salariés. Aujourd’hui âgé de 33 ans, Firmin Zocchetto a le sentiment que ce n’est « que le début de l’histoire ». Et tout porte à le croire…
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Pigment
Réinventer la prise de décision en entreprise grâce à l’IA générative. C’est le pari ingénieux de Pigment qui a vu le jour en 2019. Avec plus d’un milliard de dollars de valorisation, 500 collaborateurs et 145 millions de dollars levés pour la seule année 2024, Pigment fait partie des licornes qui font rayonner la French Tech. Les deux fondateurs, Éléonore Crespo – ancienne salariée de Google et première dame du Next40 – et Romain Niccoli, cofondateur et ex-CTO de Criteo, ont compris (peut-être avant la plupart d’entre nous) l’ampleur de la révolution IA. « Pigment, c’est un outil qui rassemble toutes les données d’une entreprise, bien souvent incomplètes, voire erronées pour en orienter au mieux les trajectoires. Une sorte de GPS utile pour anticiper les obstacles et éviter les accidents », explique la cofondatrice. Une conviction aujourd’hui largement récompensée : Pigment s’impose désormais outre-Atlantique, où elle réalise 60 % de son chiffre d’affaires. « Nous avons lancé notre premier agent IA, l’analyste, qui va révolutionner la façon de travailler de nos clients », confiait Éléonore Crespo dans le numéro 120 d’ÉcoRéseau Business dont elle faisait la Une. La cible de Pigment ? Principalement les grands groupes. Parmi ses références figurent Uber, ServiceNow, Coca-Cola ou encore la SNCF. Début mai 2026, l’entreprise a annoncé s’approcher des 100 millions de revenus annuels récurrents.



























