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Qui ? StreetLens
Quoi ? Une application d’audio-guide touristique
Avec StreetLens, les fondateurs Corneliu Croitoru et Anthony Bernabeu entendent moderniser l’expérience touristique. Grâce à des audioguides personnalisés générés par intelligence artificielle, la jeune pousse française propose aux visiteurs de découvrir villes, monuments et lieux culturels selon leurs propres centres d’intérêt, dans huit langues différentes. Une alternative flexible aux visites guidées traditionnelles qui ambitionne désormais de s’étendre bien au-delà de ses cinq villes pilotes.
Des visites sur mesure pensées pour chaque voyageur
L’histoire de StreetLens est née d’un constat partagé par ses deux fondateurs. D’un côté, les visites touristiques traditionnelles offrent souvent des parcours rigides. De l’autre, les visites guidées peuvent être contraintes par les horaires ou les langues disponibles. « L’idée qu’on avait, c’était pourquoi ne pas proposer aujourd’hui avec l’intelligence artificielle, dans une certaine mesure, des circuits basés sur les préférences de l’utilisateur », explique Anthony Bernabeu, cofondateur de l’entreprise.
L’application permet ainsi de construire des parcours adaptés aux centres d’intérêt de chacun. Architecture, histoire, art ou lieux de tournage : l’utilisateur peut orienter sa visite selon ses envies. « L’idée, c’est de construire un tour basé sur ce que l’utilisateur veut vraiment, sur ses centres d’intérêt ou par rapport à sa recherche au moment voulu, et de lui construire une visite de façon dynamique », poursuit-il. Concrètement, StreetLens propose deux modes d’utilisation. Le premier permet de suivre des circuits déjà conçus dans une ville. Le second offre une exploration libre : l’utilisateur découvre un monument ou un lieu qui attire son attention, vérifie sa présence dans l’application puis lance un contenu audio dédié. « L’idée, c’est vraiment d’avoir le téléphone dans la poche et tu lances l’audio. Tu te balades sur le lieu et tu écoutes en même temps », résume Anthony Bernabeu.
Une croissance progressive fondée sur les partenariats
Pour alimenter ses contenus, StreetLens s’appuie sur une chaîne automatisée mêlant collecte d’informations, intelligence artificielle et traduction. Chaque point d’intérêt bénéficie ainsi d’un script disponible dans huit langues. Aujourd’hui, la start-up est présente dans cinq villes françaises : Paris, Nantes, Honfleur, Saint-Germain-en-Laye et Concarneau.
L’entreprise avance toutefois étape par étape. « Aujourd’hui, pour nous, pour ajouter une ville, il faut qu’on y réfléchisse parce que c’est un coût. Et il faut qu’on choisisse bien la ville pour pouvoir être sûr qu’elle apporte quelque chose d’un point de vue contenu, mais aussi qu’elle représente une ville touristique de France », souligne le dirigeant. Avant d’accélérer son expansion, StreetLens cherche avant tout à consolider sa base d’utilisateurs. Pour se développer, la jeune pousse privilégie les partenariats avec les offices de tourisme, les musées ou encore les sites patrimoniaux plutôt que les campagnes publicitaires traditionnelles. Une stratégie qui lui permet d’accroître sa visibilité tout en limitant ses dépenses. À moyen terme, l’entreprise envisage également de collaborer davantage avec les guides touristiques et les acteurs culturels locaux.
Les ambitions dépassent déjà les frontières françaises. Des discussions sont notamment en cours avec plusieurs acteurs du tourisme à Lanzarote (Espagne). Mais la vision à long terme est encore plus large. « L’idée c’est que comme tu connais Uber aujourd’hui, quand tu vas dans n’importe quel pays, tu te dis : je vais aller à l’aéroport, je prends un Uber ! Les gens doivent se dire la même chose avec StreetLens lorsqu’ils visitent un pays […] Nous voulons être le Uber de la visite locale, un leader dans notre domaine », conclut Anthony Bernabeu.





































