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Qui ? Dealinka
Quoi ? Une start-up qui aide les entreprises à redistribuer leurs invendus non alimentaires
« On avait l’habitude de faire des DM de maths ensemble, aujourd’hui, on fait plutôt des prévisionnels financiers », s’amuse Alexis Raspilair, aujourd’hui cofondateur de Dealinka, avec son ami d’enfance, Ramil Alvarez. « Nous avons toujours eu l’habitude de travailler ensemble, du collège au lycée, puis pendant une partie de nos études universitaires ». Alors le binôme choisit de mettre à profit leur entente pour créer Dealinka, en janvier 2023.
Alexis Raspilair a travaillé dans l’industrie ferroviaire, Ramil Alvarez dans l’industrie du pétrole et du gaz. Chacun de leur côté, ils ont été confrontés à des destructions massives d’invendus, des expériences qui les ont poussés au déclic. « Nous avions à cœur de créer quelque chose, un vrai projet qui ait un impact et un rayonnement, pas seulement régional, mais qui soit national, voire européen, ou même mondial ! », confie Alexis Raspilair.
Capitaliser sur un marché émergent
En 2024, Admical estime à seulement 9 % le nombre d’entreprises mécènes en France. Ce mécénat d’entreprise – soit les dons des entreprises à des organismes à but non-lucratif – est en fait un défi de taille. Ces invendus représentent plus de 4 milliards d’euros de valeur marchande, d’après l’Ademe. Alors les anciens camarades de classe ont dû miser gros sur la communication et la sensibilisation avant de se lancer. Et pour assurer leur impact, ils choisissent de se concentrer uniquement sur les invendus non-alimentaires : « Nous avons fait le choix d’aller sur un marché peu connu, où il y a beaucoup d’axes d’optimisation. On s’est retroussé les manches pour s’installer sur un secteur où il y avait tout à construire », explique le cofondateur.
Dealinka s’impose comme une solution pour les entreprises qui croulent sous les invendus. « Il y a des produits du BTP, des pièces détachées, de la quincaillerie, de l’électroménager, des produits high-tech… c’est très large. À l’exception des produits dangereux comme les produits chimiques ». Une fois récupérés, ces invendus doivent être redistribués à des associations, un défi qu’ils ont, jusqu’à présent, toujours réussi à relever. « Récemment, on a récupéré des cylindres en carton, comme des rouleaux de papier toilette. On a trouvé une association qui s’en est servie pour réisoler des locaux, pour en faire des studios de musique, des studios d’enregistrement avec des personnes en réinsertion ! », explique Alexis Raspilair. La preuve qu’un déchet peut, aussi, connaître une seconde vie.
Un long chemin encore à parcourir
En seulement trois ans d’activité, Dealinka s’impose déjà comme le « trait d’union entre deux mondes qui ne se parlent pas, le monde du business et le monde associatif. Nous les mettons en relation pour un échange de bons procédés. Nous sommes des aiguilleurs ». Une bonne voie qui s’est confirmée en fin d’année : « Sur l’année 2025, nous sommes parvenus à générer un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. » Pour poursuivre sur cette lancée, le binôme a récemment réussi une levée de fonds de 6,5 millions d’euros qui doit permettre d’accélérer les choses. « L’objectif, c’était d’accélérer encore plus sur notre croissance, faire en cinq ans ce que nous devions faire en dix ans », souligne Alexis Raspilair.
Mais les deux amis de longue date ne comptent pas s’arrêter là ! Avec leurs 700 clients répartis en France, dans les Outre-mer et dans certains pays d’Europe (Espagne, Royaume-Uni, Italie), trois nouveaux leviers stratégiques ont été mis en lumière. D’abord, continuer à intensifier la croissance en France : « Ça passe par le fait de muscler nos équipes, recruter davantage. Mais aussi en continuant à structurer et à améliorer nos outils pour améliorer la performance. » Puis il est aussi question de s’internationaliser, en dupliquant le modèle intelligemment à l’étranger. « Nous voulons aussi accélérer sur la technologie, pour gagner en qualité de service et en performance », assure-t-il. Une ambition clairement assumée, celle de devenir un leader de l’économie circulaire.
































