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Nombreux sont nos concitoyens qui manient l’ambiguïté avec art. Combien de fois l’avez-vous croisée ? Combien de fois l’avez-vous, vous-même, utilisée ?
L’ambiguïté permet de ne pas choisir, de rester en retrait tout en se ménageant la possibilité de dire plus tard : « Je m’en doutais », « C’était prévisible », « Je le savais… »
Confortable, souvent maquillée sous les traits de la « tolérance » ou de la « liberté d’autrui », elle évite les efforts d’accompagnement, détourne des confrontations, préserve — croit-on — des colères et des humeurs. Mais bien souvent, cette ambiguïté glisse insidieusement vers une forme de soumission.
Elle peut aussi être défensive : feindre l’incertitude pour éviter de prendre parti, par peur de déplaire, de mal faire, ou tout simplement pour se soustraire à l’action. Combien la brandissent pour se raccrocher aux branches : « Ah mais tu n’avais pas compris… », « Je me suis mal exprimé… » — tutoyant ainsi la mauvaise foi.
Et vous, quand vous l’avez pratiquée ou subie, qu’en est-il ressorti ?
D’aussi loin que je m’en souvienne, l’ambiguïté n’a jamais produit que de mauvaises émotions et, à terme, de mauvais sentiments.
Les actions qu’elle induit répondent rarement aux besoins réels des personnes ou des structures.
Certes, on ne peut pas tout dire à tout le monde, ni tout faire avec tout le monde. Mais se cacher derrière l’ambiguïté, c’est renoncer à la clarté.
L’expérience m’a appris que l’on ne sort de l’ambiguïté… qu’à son détriment.






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