Une forteresse appelée Comex

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Il n’y a pas de forteresses imprenables… mais des forteresses souvent mal attaquées ! La journée internationale des droits des femmes du 8 mars offre l’occasion de faire le point sur la féminisation des instances dirigeantes. Avec 28 % de femmes, Comex et Codir des entreprises du CAC 40 se mettent peu à peu en conformité avec les obligations légales. Tant mieux. Mais derrière ces chiffres une autre réalité se cache souvent ignorée. Avec seulement deux femmes au sein du CAC 40, la présidence du conseil et la direction générale restent des pouvoirs très masculins. Mais surtout, et c’est ce que révèle l’étude réalisée récemment par les cabinets spécialisés Mozaïk RH et MeeandYoutoo, les instances dirigeantes des entreprises demeurent des citadelles quasi imprenables pour la diversité ethnoculturelle de nationalité française : seulement 2,5 % dans les Comex du SBF 120… En deux ans, ce taux moyen n’a quasiment pas bougé. Pire, 73 % d’entre elles n’ont aucune diversité ethnoculturelle en leur sein. L’endogamie bat son plein alors même que les leviers sont connus pour permettre d’en sortir, et en premier lieu : en parler ! La prise de conscience, c’est le premier verrou vers l’action. Sans elle, sans implication directe du dirigeant d’entreprise, difficile ensuite de travailler sur les viviers, la détection des potentiels et la gestion de carrière pour casser le modèle de reproduction. Arrêtons d’invisibiliser le sujet : si les mots ne suffisent pas pour abattre les murs, on ne combat pas une chose efficacement sans la nommer…

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