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Concilier le robot et le cerveau : la tâche n’est pas si aisée… Et pourtant, le recours à l’intelligence artificielle ouvre de nouveaux horizons aux entreprises soucieuses de faire rimer innovation avec inclusion. Du chatbot capable d’entraîner un candidat à mieux valoriser ses soft skills aux « analyses de sentiment » permettant aux recruteurs de détecter de nouveaux profils : les cas d’usage se multiplient et la fonction RH est bel et bien en première ligne. Le rêve d’un recrutement et d’un management purgés de leurs biais mortifères serait à portée d’algorithmes ouvrant de nouvelles perspectives à un fonctionnement du marché du travail optimisé et plus juste. Oui mais. Récemment invité lors d’une rencontre organisée par Article 1 et la Fondation Mozaïk*, le spécialiste Jérémy Lamri, cofondateur du Lab RH et enseignant à HEC fixait les conditions d’un recours « éthique » de l’IA : « Déterminer les bonnes pratiques RH est un préalable sinon le risque c’est que l’IA soit de la bêtise augmentée. » L’intelligence artificielle est une condition nécessaire mais pas suffisante pour faire reculer les discriminations à l’emploi : changer la culture des recruteurs demeure un préalable. Regarder « au-delà de la lumière du lampadaire », détecter des talents qui n’ont pas forcément le tampon « grandes écoles » : l’acuité de la machine c’est de voir ce que l’humain ne voit pas. Encore faut-il en avoir la volonté…
*Le livre blanc « Soft skills : comment l’IA doit permettre un recrutement plus inclusif ? » est disponible sur demande à communication@fondation-mozaik.org

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