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La France a levé 1 milliard d’euros pour la SporTech en 2022
La SporTech détient une place particulière dans l’écosystème de la tech en France. Elle est parvenue en quelques années à se faire une place également à l’international. Nouvelles technologies, développement de start-up… zoom sur une filière en plein essor.
L’univers sportif intéresse, en témoignent les nombreuses compétitions sportives organisées en France. La Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux olympiques et paralympiques l’année suivante ont propulsé le pays sous les projecteurs du monde entier. À cette occasion beaucoup ont investi dans ces nouvelles technologies qui font évoluer le sport. La SporTech réunit aujourd’hui un ensemble d’acteurs, investisseurs, sportifs, clubs, fédérations, au service de l’innovation. En ce sens, plusieurs entreprises ont vu le jour. Soutenues en particulier par la France qui a levé 1 milliard d’euros pour le secteur en 2022. Ainsi que par SporTech France, une structure qui regroupe et met en lumière plus de 200 start-up du secteur. Le développement de l’intelligence artificielle, de la data ou de la réalité virtuelle ont permis d’améliorer les performances des athlètes. C’est également le cas de l’expérience des supporteurs dans les stades. De nombreuses opportunités qu’ont su saisir les acteurs du secteur. En France, le marché n’a jamais été autant en forme qu’actuellement.
Quel bilan en France ?
L’état de santé positif du secteur s’explique par une prise de conscience de la nécessité de bouger au quotidien. La technologie intervient pour stimuler cet élan en apportant notamment de nouveaux services. Un moyen de rendre le sport accessible à tous. En 2023, le marché du sport pesait plus de 620 milliards de dollars selon Statista. Signe que le business croit, sur la même année, SportTech France cumulait un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros. Des start-up qui naissent d’année en année avec des technologies toujours plus novatrices. Capteurs connectés, plate-forme de visualisation, biomécanique, réalité augmentée, simulateurs sportifs ou encore vêtements intelligents.
Parmi elles, Vogo qui développe des produits de replay vidéo et de communication audio, pour assister les décisions arbitrales et détecter les commotions cérébrales. L’entreprise a dépassé les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024. Autre exemple, celui de SkillCorner, une technologie qui capture et fournit des données de tracking des joueurs et du ballon. Objectif ? évaluer la performance des joueurs et des équipes ! La SporTech intègre aussi toute une partie sur l’expérience du supporteur, avec des infrastructures plus intelligentes. Un moyen de mesurer par exemple le taux d’occupation en temps réel, l’analyse des comportements des fans ou encore la création d’un plan du stade en réalité augmentée.
Un succès poussé à l’international
Tant d’opportunités qui ont poussé les start-up françaises à franchir le pas et à se développer aux quatre coins du monde. C’est le cas de l’entreprise Engo, qui produit des lunettes connectées made in Alpes qui séduisent en Asie. Leur technologie permet d’afficher en temps réel la vitesse, la cadence ou encore le rythme cardiaque. Un coût puisqu’il faut compter au moins 300 euros pour ces paires nouvelles générations. La marque est également déployée aux États-Unis, en Scandinavie ou en Corée. On aurait tort de ne pas évoquer Sorare, qui commercialise des vignettes de football virtuelles adossées à la blockchain, qui a réalisé une levée de fonds record de 680 millions de dollars (580 millions d’euros), c’était en 2021. L’entreprise est présente dans plus de 170 pays.
Si les investissements français payent, ils restent tout de même moins importants qu’aux États-Unis, qui raflent plus de 50 % du total des investissements entre 2017 et 2022, selon une étude du cabinet de conseil Roland Berger. Suivent la Chine, l’Inde et le Canada. Sur cette même période la France est septième. « La mentalité européenne du sport business fait qu’il y a beaucoup plus de réticence au risque. Les process et les budgets sont sans commune mesure avec ce que l’on observe aux États-Unis », explique Jean-Baptiste Alliot, directeur exécutif du pôle vitalité de l’incubateur Paris & Co, dans les colonnes des Échos en 2023. Mais la SporTech française n’a pas dit son dernier mot… Parviendra-t-elle à concurrencer un jour les géants américains ?


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