Trump MMA
Donald Trump aux côté de Topuria et Gaethje (Crédits : Shutterstock)

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin a eu lieu l’un des évènements les plus inattendus dans l’histoire du sport. L’organisation phare du MMA, l’UFC, a posé ses bagages pour une soirée dans les jardins de la Maison-Blanche.


Ce n’était un secret pour personne, Donald Trump est un grand amateur de MMA. Cela tombe bien car effectivement, il peut compter parmi ses proches le président de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), première organisation mondiale de MMA, Dana White. C’est décidé. Pour fêter les 250 ans des États-Unis et les 80 ans du président américain, la South Lawn (partie herbeuse située au sud de la Maison Blanche) sera mise à disposition de l’UFC pour organiser le premier événement sportif professionnel jamais organisé à la résidence présidentielle. 

Une plaisanterie devenue réalité…

« Quelqu’un regarde l’UFC ? Le grand Dana White. On va organiser un combat UFC sur le terrain de la Maison-Blanche. On a beaucoup de terrain là-bas. Dana va le faire. » Ces quelques mots du président Donald Trump lors d’un rassemblement au parc des expositions de l’État de l’Iowa le 3 juillet 2025, avaient été pour beaucoup pris comme une vaste plaisanterie tant le fait d’organiser un évènement sportif dans l’historique Maison-Blanche paraissait irréel. Cependant, la farce laissait peu à peu place à la réalité lorsque, le 29 août 2025, le PDG de l’UFC, Dana White, a confirmé via les réseaux sociaux que les plans pour l’événement avaient été finalisés, déclarant : « Nous avons eu la réunion à la Maison-Blanche… Le combat à la Maison-Blanche aura lieu ».

De là part la production d’un événement sans précédent. Voyez par vous-même : 60 millions de dollars de budget, 5 000 personnes installées aux abords de l’octogone, une fan zone de 85 000 personnes installées dans le parc adjacent The Ellipse et une structure titanesque de 600 tonnes faite d’arches entrecroisées nommée The Claw qui surplombe la résidence historique. « La Claw a été construite en Belgique, transportée à Philadelphie, montée et testée puis envoyée par camion à Washington, où on a dû la stocker avant de la monter, a précisé Dana White dans une interview à Forbes. Il a fallu construire toute une enceinte dans les jardins de la Maison-Blanche, rien que les toilettes ressembleront à celles du Bellagio (un prestigieux hôtel de Las Vegas). Et je ne parle pas de ce qu’il se passe à l’Ellipse… » Une logistique digne d’un blockbuster américain, à l’image de Donald Trump qui semble être fier de ce nouveau monument : « Nous sommes en train de construire quelque chose […] de très attrayant. Je me dis que nous ne la détruirons peut-être jamais… »

… qui a son lot de polémiques

Mêler le sport et la politique, cela a rarement fait bon ménage. En l’occurrence, le MMA, sport particulièrement controversé, notamment en France car légalisé en janvier 2020, qui s’installe dans l’un des bâtiments les plus historiques du monde, cela fait grincer quelques dents. À ce titre, le 9 juin, une plainte a été déposée devant le tribunal fédéral du district de Columbia. Cette plainte affirme, selon Reuters, que la tenue de cet événement est illégale. « Nous estimons qu’il s’agit d’un grave détournement de nos monuments nationaux sacrés à des fins privées. Et nous pensons qu’il faut y mettre un terme, car cela enfreint la loi », a estimé Brendan Ballou, avocat principal du Public Integrity Project, cabinet d’avocats spécialiste de l’anticorruption, à l’origine de la plainte. Ciryl Gane, combattant français prévu sur cet évènement, a ajouté, pour L’Équipe, « pour moi, il n’y a pas de sens politique. La politique, c’est ma politique. C’est mon histoire, ce sont mes choix, mes combats et mes motivations. Pourquoi je le fais ? Parce que ce sont mes buts. Je ne suis pas du tout intéressé par la politique. » 

Mais ce ne sont pas les seules polémiques qui viennent ébranler l’« UFC Freedom » à quelques jours de son ouverture. Beaucoup de médias accusent Donald Trump de faire du « sportswashing » et d’utiliser cet évènement pour redorer son image, lui qui n’a jamais vécu une baisse de popularité comme actuellement. Le monde entier a regardé cet UFC 250 historique, qui reste très attrayant pour les amateurs de sport de combat sur le plan sportif. Des superstars de l’organisation ont répondu à l’appel pour rentrer dans la cage de la Maison-Blanche. Parmi eux, l’Américain Justin Gaethje, qui a créé la surprise en s’imposant face à la star actuelle de l’UFC, l’Espagnol Ilia Topuria, qui était largement donné favori. Mais surtout le Français Ciryl Gane a remporté le titre de champion intérimaire des poids lourds par KO au deuxième round face à la légende de l’UFC, le Brésilien Alex Pereira, multiple champion de l’organisation !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.