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Bien des décideurs économiques ont encore des hésitations, voire des réticences : mesurer serait « interdit », « dangereux », « illégal » etc. En publiant le 10 juin dernier ses recommandations, la très sérieuse commission nationale informatique et libertés (Cnil) est pourtant claire : « mesurer la diversité peut être considéré comme un intérêt légitime de l’employeur, notamment lorsque cela s’inscrit dans une démarche de prévention et de lutte contre les discriminations ».
Cet « intérêt légitime » a poussé récemment le député Marc Ferracci, aujourd’hui ministre de l’Industrie, à déposer une proposition de loi pour sécuriser et généraliser la pratique du testing en entreprise. Dans une société obsédée par la donnée, ce qui ne se mesure pas n’existe pas. Ne pas objectiver la question des discriminations, notamment celles liées aux origines socioculturelles, dans l’accès à l’emploi et aux responsabilités, c’est prendre le risque de nier leurs réalités. Certes, il n’est pas aisé pour un décideur de franchir le pas… « La mesure de la diversité est un exercice en lui-même délicat de par son degré d’intrusion dans la vie privée des salariés/agents », relève la Cnil. Mais strictement encadrée, la mesure peut se révéler très utile et permettre d’enclencher des plans d’action correctifs. Elle n’est pas une fin en soi mais bien un outil au service d’un collectif plus diversifié et performant.
Je vous invite donc à télécharger ces recommandations sur le site www.cnil.fr.






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