Quand les digues sautent…

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L’économie est-elle compatible avec l’intolérance et l’exclusion ? Il a suffi d’un dîner hautement médiatisé ces dernières semaines entre Marine Le Pen et quelques représentants du CAC 40 pour s’interroger. Et susciter, par exemple, la mise en garde de Pascal Demurger, le directeur général de la Maïf et président engagé du Mouvement Impact France.

Au-delà de la polémique, et quelles que soient les opinions que l’on puisse avoir sur l’extrême droite, il est nécessaire de rappeler quelques vérités.

D’abord, en ces temps incertains et troubles, la cohésion sociale est une force, une valeur capitalisable : pour affronter les énormes défis numérique, écologique, démographique, la France peut-elle se payer le luxe d’être encore plus fracturée ? Évidemment non.

Il en va d’un pays comme d’une entreprise : plus la communauté est forte, soudée, unie, plus elle est à même d’affronter les risques, de surmonter les obstacles et de se projeter.

Année après année, le baromètre sur la perception de l’égalité des chances en entreprise réalisé pour le Medef montre l’attachement des salariés aux valeurs de tolérance, de respect, de dignité qui participent d’un climat au travail plus serein.

Enfin, face aux difficultés de recrutement et de fidélisation exprimées par les employeurs, notamment auprès des nouvelles générations, une question leur est directement posée : une entreprise qui sponsorise l’intolérance et l’exclusion fait-elle vraiment rêver ?

La discrimination n’a jamais été source de valeur. C’est même tout le contraire…

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