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Ah oui, l’éthique… Mais qu’est-ce donc ?
C’est un terme que j’ai longtemps utilisé sans trop savoir ce que j’y mettais. Pour moi, il relevait de quelque chose de moral, faisant appel à notre conscience.
C’est aussi un mot que l’on lance parfois à la figure de quelqu’un lorsque ce qu’il fait nous dérange, nous semble dépasser ou trahir nos propres valeurs : « Tu n’as pas d’éthique ! »
Tiens, tiens… Les valeurs ? Eh oui. Pour moi, l’éthique est intimement liée aux valeurs. Ce sont elles qui définissent l’éthique dans laquelle s’inscrivent, par exemple, mes projets.
Existe-t-il alors plusieurs éthiques ? Je le crois. Selon les sujets, les modèles ou les contextes, différentes approches peuvent coexister, chacune portée par des valeurs et des préoccupations qui lui sont propres.
Mais les mots suffisent-ils à définir l’éthique ? C’est une question que je me suis longtemps posée. Puis j’ai compris qu’au-delà des mots, il fallait des actes, des façons de faire, donc des règles.
Comment ces valeurs prennent-elles vie dans nos projets ? Comment se traduisent-elles concrètement dans nos décisions ?
Et puis, il faut aussi un arbitre. Une instance, une conscience, un comité parfois, capable de dire que telle ou telle décision n’entre pas dans le cadre de l’éthique que l’on s’est fixée.
Finalement, je me rends compte que les valeurs, les règles qui en découlent et ceux qui les font vivre s’organisent toujours autour d’une idée simple : le sens des autres.
Je comprends alors que la vocation profonde de l’éthique est de rendre possible le vivre-ensemble.
À l’heure où nos sociétés semblent parfois avoir remplacé le sens d’autrui par le seul souci de soi, s’interroger sur notre propre éthique de vie, pour retrouver le goût du don – ce geste naturel qui fait autant de bien à celui qui donne qu’à celui qui reçoit – me paraît une belle réflexion pour cette période estivale.
Car, au fond, l’éthique n’est peut-être rien d’autre que cette simple question que chacun devrait se poser avant d’agir : est-ce que ce que je vais faire grandit le monde… ou seulement moi-même ?































