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Si les entreprises reviennent en arrière, elles le paieront cash. Le sondage d’opinion Ipsos paru le 7 avril dernier dans Les Échos devrait retenir l’attention de tous les décideurs économiques : 77 % des Français estiment que les entreprises françaises qui ont mis en place des programmes diversité et inclusion devraient les maintenir. Clair et net.
Plus instructif encore, on apprend que ces politiques d’ouverture transcendent toutes les catégories socioprofessionnelles et même toutes les orientations politiques : de gauche comme de droite (et même de droite radicale !), le consensus est assez répandu. Malheur donc à celles et ceux qui oseraient se mettre en travers comme le font certaines entreprises américaines sous l’influence de l’administration Trump.
Se replier, ce n’est pas bon pour les affaires : pour 50 % des sondés, tout abandon donnerait « moins envie » de consommer les biens ou les services de l’entreprise frileuse. Et même 28 % auraient « beaucoup moins envie ».
Se replier, c’est aussi passer le climatiseur en interne. Car pour 65 % des sondés, diversité et inclusion sont un plus pour le bien-être au travail, et pour 67 %, elles permettent de cultiver le sentiment d’appartenance à l’entreprise.
Alors que les directions RH doivent de plus en plus faire face à la question de la fidélisation de leurs équipes, l’enjeu n’est donc pas mince. Trump ou pas Trump, les entreprises sont toujours attendues au tournant. Car les Français les voient…

































