Temps de lecture estimé : 2 minutes
Début octobre, j’ai eu le plaisir de présenter aux côtés de Nicolas Mohr, directeur général du Médiateur des entreprises, et Sylvain Guyoton, chief rating officer d’EcoVadis, la 6ᵉ édition de l’étude que nous co-publions « Performances RSE des entreprises françaises et européennes. Comparatif OCDE et BICS ».
Les résultats sont sans appel : avec un score global de 60,4/100, la France occupe la 3ᵉ place mondiale, derrière la Finlande et la Suède, et devant la Norvège. Seuls quatre pays franchissent ce cap décisif des 60 points, et la France ancre sa position dans ce groupe de leaders en matière de responsabilité sociétale.
Toutes tailles d’entreprises confondues, la dynamique française est bien réelle. Nos Grandes Entreprises (celles de plus de 1 000 salariés) tirent particulièrement la performance nationale vers le haut, en affichant des résultats remarquables dans des domaines décisifs comme l’Éthique et les Achats Responsables. Pour autant, la force du modèle français réside aussi dans la contribution de nos PME et ETI, qui, en consolidant leurs engagements, permettent à la France de demeurer solidement installée parmi les premiers mondiaux.
Ainsi, un socle solide de « locomotives » se dégage : 36 % des entreprises françaises évaluées atteignent la catégorie Avancée (65+), contre 28 % en 2022 et seulement 19 % en 2020. Cette tendance se confirme année après année et, sans représenter un aboutissement, illustre la prise de conscience collective que ça fonctionne !
Il faut désormais valoriser ces résultats et en faire un levier de compétitivité. En effet, la RSE n’est plus une simple tendance, c’est une révolution silencieuse qui redéfinit la manière de faire des affaires. Chers dirigeants, ne cachez pas vos scores RSE dans un tiroir ! Faites-en un argument commercial, une vitrine de votre sérieux et de votre performance.
Concernant les Achats Responsables, autre pilier de la RSE et pour lequel nous accompagnons les entreprises au quotidien, la France atteint un score de 50,8 points, positionnant nos entreprises au sommet du classement européen pour cette catégorie. Et ce n’est pas anecdotique : intégrer les achats responsables dans vos relations fournisseurs n’est pas une contrainte, c’est un facteur de différenciation et donc d’attractivité à moyen terme.
La RSE française (et européenne) est une locomotive et c’est à vous, chefs d’entreprise, qu’il revient de la transformer en train de croissance. Je suis conscient du contexte économique global et des atteintes régulières aux valeurs que nous défendons venant de l’est et de l’ouest.
Le chemin de développement que nous souhaitons collectivement est semé d’embûches et le repli sur soi ainsi que la recherche du profit immédiat ont leurs porte-voix, mais cette étude confirme une chose : vous êtes vertueux et investis dans ce modèle de développement, soyez fiers de vos résultats et transformez-les en opportunité de croissance.
En conclusion je me risquerai à une formule rabelaisienne en forme de présage : « L’économie sans conscience n’est que mirage de croissance » !






![[LE DÉBRIEF] « QVEMA » saison 6, épisode 8 : les inventeurs pour conclure ! QVEMA](https://www.ecoreseau.fr/wp-content/uploads/2026/01/QVEMA-credits-M6-218x150.png)






























