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Vous avez commencé votre mandature en 2024, le développement et l’évolution du handisport sont-ils en plein essor ?
La Fédération Française Handisport a affiché des chiffres de progression substantielle du nombre de pratiquants à la sortie des Jeux. En effet, dans la plupart des disciplines paralympiques d’été gérées par la FFH, la saison post-Jeux a permis de constater des pourcentages d’augmentation à deux chiffres. Même si nous sommes extrêmement prudents et humbles sur ce sujet, puisque l’enjeu est surtout d’inscrire cette progression dans une perspective de long terme, les premiers chiffres de l’actuelle saison semblent démontrer que cette tendance se confirme. Pour autant, les obstacles à un plus grand essor de la pratique des PSH demeurent : difficulté forte de solutions de mobilité permettant aux personnes en situation de handicap de se rendre à leurs lieux de pratique, insuffisance du nombre de structures accessibles ou encore coût du matériel.
En 2024 à Paris, vous avez gagné la médaille d’or en cécifoot, une finale exceptionnelle face à l’Argentine, dans un cadre magique, au pied de la Tour Eiffel. C’est l’une des images marquantes de ces JOP. Est-ce qu’il y a eu un vrai effet Paris 2024 ?
Si je place la focale sur le cécifoot en particulier, plusieurs points distincts me viennent spontanément. Ce parcours et cette réussite sont indéniablement liés à l’addition de notre préparation, mais aussi de l’engouement hors norme du public, qui a porté cette équipe vers des niveaux de performance hors du commun.
Au-delà des résultats sportifs des Jeux, l’effet Paris 2024, c’est aussi l’héritage, peut-être surtout immatériel, qui me marque. Le parasport a durablement marqué la mémoire collective des Français. Cette mémoire commune n’est pas fondée sur la situation de handicap, mais sur la performance sportive. Nous sommes passés de la compassion à la passion.
Les entreprises s’intéressent-elles aux handisports ?
La conjoncture n’est pas la plus favorable aux investissements et à l’allocation par les entreprises de ressources à des enjeux qui ne constituent pas leur cœur de métier. Mais nous constatons que de plus en plus d’acteurs économiques ont pris conscience qu’il y avait, avec le parasport, un marché à conquérir et tout un ensemble de composantes génératrices de valeurs économiques et sociétales. Au sein de la FFH, nous avons accentué notre action pour démontrer toute la pertinence, l’intérêt et la plus-value que notre institution et nos sportifs pouvaient apporter aux acteurs économiques.
Mais les institutions capables d’associer avec autant d’intensité la performance sportive et la pertinence sociétale ne sont pas si nombreuses.







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