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Je viens vous parler d’une sorte d’extraterrestre qui pourrait s’en aller aussi rapidement qu’il est venu, une sorte de remake de ce fabuleux film : E.T.
Si une certaine similitude peut s’entendre, à l’oreille de l’aveugle que je suis, entre EITI et E.T., la perspective d’un avenir meilleur pour des personnes en grande fragilité est, elle, bien réelle avec l’EITI.
L’Entreprise d’Insertion par le Travail Indépendant (EITI) est un projet expérimental mis en oeuvre par l’État il y a plusieurs années, qui pourrait connaître une fin le 22 décembre de cette année 2026. À l’instar des entreprises d’insertion, ce programme a pour vocation d’accompagner les personnes en grande fragilité vers une nouvelle vie professionnelle par le travail indépendant, et d’aider les travailleurs indépendants en grande précarité à se réaliser professionnellement.
Dans le public accompagné se trouvent notamment des personnes en situation de handicap et en grande précarité. Il n’est pas rare que le travail indépendant soit une solution choisie par la personne en situation de handicap, parce que le salariat ne peut pas toujours offrir un fonctionnement satisfaisant, tant pour l’employeur que pour la personne concernée.
S’engager dans un nouvel emploi, même indépendant, c’est créer de la sociabilité, c’est croire à nouveau en un avenir, c’est souvent atténuer l’impact du handicap dans sa vie.
Obtenir un revenu digne, fût-il de quelques centaines d’euros par mois dans les cas les plus complexes, c’est, cumulé à l’Allocation aux adultes handicapés, sortir de la grande précarité.
L’EITI est aux extraterrestres économiques que sont les travailleurs indépendants en grande fragilité ce qu’Elliott fut pour E.T. : un retour chez lui, parmi ses semblables.
Pour en savoir plus et soutenir le combat des EITI pour qu’elles ne disparaissent pas : www.collectif-eiti.org
































