Salon Marques de fabrique Dream Act
Salon Marques de fabrique Crédits : Dream Act

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Depuis dix ans, Dream Act défend une consommation plus responsable en soutenant les savoir-faire français. Le 14 septembre prochain, ses deux cofondatrices lancent Marques de Fabrique, le premier salon dédié à l’objet média responsable. À la Maison de la RATP (XIIe), 35 ateliers français rencontreront entreprises, acheteurs et responsables RSE autour du made in France, de l’upcycling et de la communication responsable.

Pour sa première édition, le salon Marques de Fabrique voit grand. Plus de 35 ateliers français engagés, soigneusement sélectionnés, viendront y présenter leur savoir-faire et dévoiler les coulisses de fabrication de nos objets du quotidien, de la matière première au produit fini. Plus de 800 visiteurs et 500 entreprises sont attendus, parmi lesquels des acheteurs, responsables des achats et responsables RSE. L’occasion de découvrir les alternatives françaises, sociales et durables qui existent pour faire évoluer les pratiques d’achat et de communication des entreprises.

« La crème de la crème » des ateliers

Parmi les 35 ateliers français présents, les visiteurs retrouveront la verrerie Duralex. Sur le salon, ils pourront découvrir les différentes étapes de fabrication d’un verre, de la matière première au produit fini et faire graver leurs initiales sur les verres qui ont traversé des générations !

Le textile sera aussi à l’honneur, dans un secteur particulièrement touché par les délocalisations. « Il y a des ateliers qui font du beau textile de qualité en France », souligne Diane Scemama, la cofondatrice de Dream Act. L’objectif ? montrer aux entreprises qu’il est possible de communiquer autrement, avec des produits durables et fabriqués localement, plutôt que des objets importés.

Autre facette de cette sélection : le réemploi. Trophées, accessoires de bureau ou mobilier pourront être fabriqués à partir de matières recyclées ou upcyclées, comme du marc de café collecté en Île-de-France ou des montures de lunettes recyclées. « On peut aujourd’hui faire les objets qui nous sont nécessaires, mais en utilisant des matières et des ressources qui existent, sans avoir besoin de toujours reproduire du neuf. »

Cette sélection est le fruit de dix années de sourcing chez Dream Act. « Il y a dix ans, la difficulté de notre métier c’était de trouver ces ateliers, de les dénicher. Aujourd’hui, c’est plutôt de décrypter le vrai du faux », révèle Diane Scemama. Dream Act vérifie notamment les matières premières, les labels, les certificats et les preuves de production. Pour Marques de Fabrique, l’ambition était de réunir « la crème de la crème des ateliers ».

L’objet média made in France séduit de plus en plus

Le marché français de l’objet média représente près de deux milliards d’euros, mais reste largement alimenté par les importations. Si le made in France gagne du terrain, certaines habitudes d’achat représentent encore un frein comme les habitudes d’achat, le prix ou la méconnaissance.

Diane Scemama prend l’exemple d’une demande reçue pour un stylo en bambou demandé à 13 centimes l’unité. « En France, on n’a pas de bambou. Et 13 centimes, ce n’est pas possible pour cet objet. En France, on sait travailler d’autres matières. »

Ces sujets seront au cœur des conférences du salon. Le programme abordera, entre autres, la place de l’objet média dans une communication responsable, la mesure de son empreinte carbone, l’upcycling des déchets textiles et événementiels, mais aussi le rôle des achats professionnels et de la commande publique dans le soutien aux ateliers français.

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