Employé qui s'entraide
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Moins de chefs, moins de validations, davantage d’autonomie : le flat management entend repenser les rapports hiérarchiques en entreprise. Mais derrière l’organigramme plus horizontal se cache surtout une nouvelle manière de répartir les responsabilités et de prendre les décisions. 

Le management traditionnel repose sur une organisation pyramidale, dans laquelle les décisions sont généralement transmises de la direction aux managers, puis aux équipes. Le flat management, aussi appelé management horizontal, cherche à réduire ces différents niveaux hiérarchiques pour rapprocher la prise de décision des collaborateurs. L’idée est de leur accorder davantage d’autonomie dans leur travail, et de fluidifier les échanges avec la direction. Né au début des années 2000 sous l’impulsion de l’entrepreneur américain Brian Robertson, ce modèle s’est popularisé dans certaines entreprises de la tech et il remet clairement en question le rôle traditionnel du manager.

Une organisation pensée pour gagner en autonomie

Dans une entreprise qui pratique le flat management, les collaborateurs peuvent être davantage impliqués dans les décisions qui concernent leur travail. Ils disposent d’une plus grande liberté pour organiser leurs missions, proposer des initiatives ou encore participer à certains choix collectifs.

Le modèle peut notamment favoriser une prise de décision plus rapide, une communication interne plus directe et une meilleure capacité d’adaptation. En supprimant certains intermédiaires, l’information peut circuler plus facilement entre les équipes et la direction. Le flat management peut également faciliter les collaborations entre différents services et encourager les salariés à faire remonter leurs idées. Cette logique rejoint les attentes liées à l’autonomie au travail. Selon une enquête Great Insights 2025 relayée par Parlons RH, 46 % des salariés interrogés placent ainsi l’autonomie parmi les aspects les plus importants du travail.

Le manager ne disparaît pas 

C’est l’un des principaux points de vigilance du modèle : moins de hiérarchie ne signifie pas nécessairement moins de management. Au contraire, le rôle du manager peut évoluer. Il intervient moins dans le contrôle ou la validation systématique des décisions. Il devient davantage garant du cadre, de la circulation de l’information, du développement des compétences et de la coopération entre les membres de l’équipe. Le changement concerne donc aussi la posture managériale. Plutôt que de décider à la place des collaborateurs, le manager doit clarifier les objectifs, définir les responsabilités, accompagner les prises de décision et rester disponible lorsqu’un arbitrage est nécessaire. L’autonomie ne signifie donc pas « chacun fait ce qu’il veut ». Elle suppose au contraire que les salariés connaissent les objectifs à atteindre, les décisions qu’ils peuvent prendre seuls et les situations dans lesquelles ils doivent solliciter leur responsable.

Cette organisation comporte toutefois ses propres difficultés. Pour Parlons RH, supprimer des niveaux hiérarchiques sans définir clairement les responsabilités peut créer de la confusion : qui décide ? Qui arbitre ? Qui assume la responsabilité en cas de problème ?

Le risque est également de voir apparaître une hiérarchie informelle. En l’absence de responsables clairement identifiés, certains collaborateurs peuvent naturellement prendre davantage de place dans les discussions ou les décisions. Une organisation officiellement horizontale peut alors recréer, de manière moins visible, des rapports de pouvoir. Le flat management nécessite un cadre suffisamment clair pour éviter que l’autonomie ne se transforme en désorganisation. Il implique aussi un accompagnement des équipes, notamment lorsque celles-ci passent d’un fonctionnement très vertical à un modèle où elles doivent prendre davantage d’initiatives. 

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