ATCH Academy
L'équipe de la ATCH Academy Crédits : ÉcoRéseau Business

Temps de lecture estimé : 3 minutes

De ses débuts avec une trentaine d’adhérents à près de 3 000 membres en 2026, l’ATCH Academy a changé d’échelle. Le club dédié à la pratique des sports de combats et MMA s’adresse à la fois aux amateurs et aux professionnels. La récente arrivée du combattant de MMA Salahdine Parnasse à l’UFC donne une nouvelle visibilité à ce modèle. 

À l’Embarcadère d’Aubervilliers (93), le vendredi 11 septembre, les combattants de la ATCH Academy étaient réunis autour d’un même projet. Salahdine Parnasse, Alexis « Barboza » Nicolas, Fabacary Diatta et d’autres incarnent les différentes étapes d’un parcours construit depuis 2003. Pour Stéphane « ATCH » Chaufourier, fondateur de la ATCH Academy, cette réussite ne repose pas sur un seul champion, mais sur un écosystème pensé pour accompagner les combattants dans la durée.

Une filière pour faire grandir les combattants

« L’écosystème ATCH, c’est assez complexe, mais il faut pouvoir le comprendre. C’est déjà un club », explique Stéphane Chaufourier. À sa création, la ATCH Academy comptait près de 30 adhérents. En 2026, ils seraient près de 3 000. Le 100 % Fight, l’organisation amateur numéro 1 en France crée par ATCH, leur offre un espace de compétition régulier pour progresser et accumuler de l’expérience. DNA Management complète le dispositif pour accompagner les athlètes dans leur carrière.

Une boutique permet aussi aux membres de porter les couleurs de l’Academy et de renforcer leur sentiment d’appartenance. « On a vraiment créé une identité, pour que chaque personne puisse appartenir à un club », se réjouit Stéphane. L’objectif est donc de dépasser le simple cadre de la salle d’entraînement et de construire une communauté autour de la marque ATCH. 

Le travail et l’entraide comme mots d’ordre

Lorsque qu’on demande à Stéphane Chaufourier quelle est la méthode ATCH pour avoir emmené ce club aussi haut, il répond : « La méthode est assez simple, il faut s’entourer des meilleurs. Nous avons de la chance d’avoir un noyau très soudé. Et puis un bon management. » 

Pour l’Academy, la performance repose moins sur un talent individuel que sur le travail et l’environnement collectif. Mathis Nazil estime d’ailleurs que « le talent » ne suffit pas au haut niveau. « C’est vrai qu’on a souvent tendance à dire qu’on a des jeunes talentueux. Mais en fait, je dirais plutôt qu’on a des jeunes travailleurs. » Cette culture du travail est revendiquée par les combattants eux-mêmes. Alexis « Barboza » Nicolas, qui a rejoint l’ATCH Academy après avoir évolué dans d’autres structures, décrit un environnement fondé sur la simplicité et la mise à l’écart de l’ego. « À partir du moment où il y a du travail dans un cadre sain, où l’ego est mis de côté […] ça rend la chose très spéciale mais en même temps très simple », estime-t-il.

Le collectif se retrouve aussi dans la transmission entre générations. Les professionnels s’entraînent avec les plus jeunes et leur servent de références. « Avant même d’être des athlètes, on est une famille », revendique Alexis Nicolas. Salahdine Parnasse tient lui aussi à cette dimension humaine. Le Français voit sa réussite comme un exemple à transmettre : « C’est la détermination, le travail et c’est ce que je veux aussi montrer. » 

L’UFC comme nouvelle vitrine 

« Maintenant qu’on a mis un pied à l’UFC, on a tissé des liens assez forts avec les dirigeants de cette organisation », développe Stéphane Chaufourier. La victoire récente de Salahdine Parnasse à l’UFC offre une vitrine internationale au club. Formé à la ATCH Academy et enfant d’Aubervilliers, le Français est le symbole le plus visible du travail réalisé par l’Academy. Mais Stéphane Chaufourier veut déjà regarder au-delà de son champion. L’ATCH compterait près de 40 combattants professionnels et une quarantaine d’amateurs élites. « Il y a un gros potentiel, un gros vivier », estime-t-il. L’objectif est de continuer à faire progresser ces athlètes et de renforcer les infrastructures à Aubervilliers.

Cette montée en puissance devrait également s’accompagner de nouveaux projets à Aubervilliers. Vendredi 11 septembre, l’adjoint au maire Demba Camara, en charge de la pratique sportive et de l’inclusion par le sport, a annoncé qu’une nouvelle salle devait voir le jour et que la municipalité souhaitait accompagner la ATCH Academy dans son développement.

« Tant que je serai maire de cette ville, on vous soutiendra de toutes nos forces. Avec ce projet de salle sur lequel on avance ensemble, et beaucoup d’autres projets qu’on va construire tout au long de ce mandat », a aussi déclaré le maire d’Aubervilliers, Sofienne Karroumi, également présent. Un soutien qui intervient alors que la structure a largement dépassé les frontières de la ville. Avec Salahdine Parnasse, le club et la ville d’Aubervilliers bénéficie désormais d’un rayonnement international. Mais pour la municipalité, l’ambition reste aussi locale : faire de cette réussite une source d’inspiration pour les jeunes de la ville et leur offrir, à travers le sport, un cadre, des valeurs et de nouvelles perspectives. « Les bases, les racines et l’ancrage restent à Aubervilliers », rappelait l’édile. L’Academy envisage également un développement en Afrique, avec des discussions engagées autour de la création d’une structure locale.
 

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