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Co-Fondatrice de Lilycare, plateforme 100 % digitale de souscription de mutuelle santé et de prévoyance dédiée aux travailleurs non-salariés
La retraite d’un entrepreneur ne se subit pas, elle se construit !
Thomas Binet : Quand on est entrepreneur, doit-on préparer sa retraite différemment d’un salarié ?
Sonia Elmlinger : Oui. Un entrepreneur qui prépare sa retraite comme un salarié fonce droit dans le mur ! Le salarié cotise automatiquement via sa fiche de paie. L’entrepreneur, lui, se sous-rémunère souvent pour préserver sa trésorerie et paie cette décision des années plus tard avec une pension souvent plus faible.
Dès le lancement de son activité, le bon réflexe est donc de penser à se constituer sa propre retraite.
T.B. : Quels sont les pièges à éviter ?
S.E. : D’abord, croire que la vente de l’entreprise financera toute la retraite : c’est un pari, pas un plan.
Un mauvais timing de marché, une valorisation décevante ou un repreneur qui se dérobe peuvent tout remettre en cause. Ensuite, remettre l’épargne à « quand l’activité ira mieux » : elle n’ira jamais « assez bien », il faut donc commencer le plus tôt possible.
Enfin, ne pas négliger les dispositifs dédiés aux entrepreneurs, comme le PER ou les contrats Madelin.
T.B. : Comment construire sa stratégie pour maintenir son niveau de vie à la retraite ?
S.E. : Je recommande trois actions concrètes : estimer ses droits réels et faire un bilan retraite dès 45 ans ; ouvrir un PER le plus tôt possible et y verser chaque mois, même 50 euros ; diversifier ses investissements entre immobilier locatif, épargne financière et actions, afin de ne pas dépendre d’une seule source de revenus à la retraite.

































