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« Démographie : la natalité en berne » (Le Monde) ; « Un monde sans enfant est un monde mort » (Le Figaro) etc. L’année 2025 a commencé en mode alarmiste suite à la dernière enquête de l’Institut national des études démographiques. Avec 1,62 enfant par femme, la France n’enrayerait pas son déclin… Au point d’en alerter les économistes. Avant d’envisager toute solution, partons d’un principe qui mérite toujours d’être rappelé à l’aune de ces sujets sensibles : c’est aux femmes et à elles seules de décider ! Procréer relève d’abord d’une volonté librement exprimée au-delà des injonctions au « réarmement démographique ». Pour cela, la confiance en l’avenir est majeure. Or, comment se projeter devant la réalité de certaines discriminations liées au genre ? Certes, les choses changent. Mais les femmes demeurent les plus touchées par le chômage, la pauvreté, l’accès inégal aux responsabilités. Par ailleurs, comme l’a montré le Sommet de l’inclusion économique qui a consacré en novembre dernier une partie de ses travaux à la transition démographique, il existe des viviers d’actifs bien mal exploités si l’on veut augmenter le taux d’emploi. Un accès plus juste au marché du travail pour les « Neets » (sans emploi, sans formation) permettrait ainsi, selon le Cercle des économistes, un gain potentiel de croissance de + 0,4 %. Quant aux descendants d’immigrés, ils restent davantage frappés par le chômage même quand ils sont diplômés… Et si on répondait le défi du déclin démographique par une politique d’inclusion économique dynamique ?

































