Cet exil qui coûte si cher à la France…

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Il s’appelle Abdel. Il est né, a grandi, a obtenu un master en France. Mais, écoeuré par une longue liste de candidatures sans réponse, Abdel s’est exilé au Luxembourg. Laissant derrière lui ses rêves de réussite professionnelle. Publié il y a quelques semaines, La France tu l’aimes mais tu la quittes* évoque le parcours d’Abdel et jette une lumière crue sur l’exil, à bas bruit, des Français de confession musulmane.

Combien sont-ils à quitter ainsi leurs pays, notamment pour des raisons économiques ?
Difficile à quantifier, le phénomène est pourtant bien réel. Et le coût des discriminations encore plus : selon France Stratégie, elles pèseraient près de 150 milliards d’euros par an. Près de 2,5 fois le budget de l’Éducation nationale ! Triste paradoxe de voir ainsi la France financer la formation de ses futurs talents et laisser à d’autres économies le fruit de son investissement. A l’heure même où, selon les derniers chiffres de France Travail, plus de 6 recrutements sur 10 sont jugés difficiles cette année.

Plus que jamais, une politique d’inclusion économique est vitale. Elle passe par l’engagement des pouvoirs publics en général, et des entreprises en particulier, pour faire reculer les stéréotypes dont souffrent ces Français dans l’accès à l’emploi et aux responsabilités. Car si l’exil peut offrir temporairement une solution, le découragement ne saurait être une réponse de long terme : quand un Français quitte son pays pour trouver un avenir, c’est un peu la République qui obscurcit le sien…

* Editions du Seuil

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