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Attrapez vos pop-corn ! La saison 2026 de NBA s’est achevée le 14 juin dernier sur une victoire des New York Knicks. Place maintenant à la période estivale tant attendue par les fans de la balle orange du monde entier : celle des trades, connue sous le nom de transferts dans nombre d’autres sports. Et ce qui est sûr, c’est que les trades ont commencé sur les chapeaux de roue.
C’est l’une des, voire la, période la plus attendue d’une saison en NBA. Comme au foot, on pourrait associer la saison des transferts en NBA au fameux mercato d’été, sauf qu’en NBA, la trade deadline (fin des transferts) est fixée fin février. Or, dans la ligue de basket américaine, il n’y a pas d’achat de joueur. Les transferts se font par échange, rendant la chose moins évidente que dans d’autres sports. Mais ce n’est pas tout, la période de trade est souvent vue par les joueurs eux-mêmes comme une jungle où eux-mêmes sont les proies. En NBA, pas de sentiment. Ce sont les dirigeants qui décident et les joueurs n’ont pas de veto.
Un système très particulier
Qu’est-ce qu’un trade ? En NBA, un trade, c’est un échange commercial, entre deux équipes au minimum, où les équipes s’échangent des actifs, en l’occurrence les contrats des joueurs. Il faut savoir que rien ne fait plus trembler la terre de la ligue américaine qu’un gros trade impliquant des superstars. Le plus gros exemple reste le trade surprise de Luka Doncic, la superstar serbe des Dallas Mavericks, en échange d’Anthony Davis aux Los Angeles Lakers le 1ᵉʳ février 2025. Cet échange que personne n’attendait avait été à l’origine de nombreuses manifestations à Dallas de la part des supporters des Mavericks, qui ont vu leur chouchou partir chez un concurrent, preuve de l’importance de cette période pour les fans. On peut également citer le trade du Grec Giannis Antetokounmpo, double MVP de la ligue en 2019 et 2020, vers les Miami Heat le 23 juin dernier. Après un trade, les contrats des joueurs concernés sont donc échangés, et l’équipe qui reçoit un nouveau joueur devient celle qui devra payer son salaire restant en s’engageant à respecter les conditions de son contrat initial. Les joueurs ont donc une valeur sportive et une valeur « contractuelle ». Un joueur avec un contrat trop cher, même s’il est performant, peut donc avoir une valeur négative.
Les équipes concernées par un trade ne s’échangent pas toujours des joueurs. En NBA, il y a plusieurs « monnaies d’échange », offrant une plus grande marge de manœuvre aux franchises pour obtenir ce qu’elles souhaitent. Des choix de draft peuvent être échangés contre des joueurs, par exemple. C’est bien souvent le type d’actif le plus précieux pour les franchises, surtout pour les équipes qui souhaitent se reconstruire. En NBA, une équipe a le droit de céder sa place de draft à une autre. Certaines franchises sont prêtes à faire beaucoup de concessions pour obtenir un 1ᵉʳ tour de draft. Et pour finir, il y a ce qu’on appelle les Cash Considerations. Il est possible dans certains deals d’inclure une somme d’argent, mais la NBA limite considérablement cette méthode pour qu’il soit impossible d’acheter simplement un gros joueur ; et donc de garantir la compétitivité de la ligue.
Un élément important à prendre en compte est celui du Salary Cap. Parfois, la ligue elle-même refuse de valider une trade en raison de ce plafond salarial, qui est fixé pour des raisons d’équité sportive. Pour ne pas le dépasser, il faut que le ou les salaires des joueurs échangés soient équivalents, ce qui constitue une des limites majeures des trades en NBA. Chaque année, le salary cap est ajusté selon les revenus globaux de la NBA. En 2025, il est fixé autour de 140 millions de dollars.
Une « jungle » parfois critiquée
Si la période des trades est la plus attendue, c’est notamment parce qu’elle peut devenir le théâtre des plus grandes surprises. Seuls les directeurs sportifs et dirigeants sont au courant d’un potentiel trade. Les joueurs eux-mêmes n’en savent rien. Pour valider un trade, il y a une procédure bien établie à respecter : quand les équipes se sont mises d’accord, les dirigeants organisent une conférence au téléphone avec la Ligue pour bien spécifier les termes. C’est le « Trade Call ». La NBA vérifie dans le détail que cet échange ne brise aucune règle avant de donner elle-même son accord. Les joueurs ne sont donc absolument pas sollicités et, pour la majorité des cas, ils apprennent leurs échanges comme tout le monde, sur les réseaux. La « jungle » est un surnom bien trouvé pour la période de trade.
Ce système, certes spectaculaire, a déjà été contesté par le passé car les joueurs peuvent être comparés à du bétail. Lorsqu’un joueur est tradé, il doit se rendre directement dans la ville de sa nouvelle équipe, qui se situe parfois à plusieurs milliers de kilomètres de son foyer, trouver un logement, parfois une nouvelle école pour ses enfants. Imaginez ! Jour de match, vous vous échauffez avec votre équipe, quand, soudain, la nouvelle tombe : vous avez été tradé, il y a quelques secondes. Les joueurs autour de vous ne sont plus vos coéquipiers, alors que vous avez encore le même maillot. Ce genre d’histoires est monnaie courante en NBA, et c’est ce qui est arrivé à Josh Hart le 8 février 2023. En plein entraînement avec les Blazers de Portland, à quelques minutes de jouer contre les Warriors, il apprend qu’il est un nouveau joueur des New York Knicks. Pour le cas de Luka Doncic, après l’annonce de son trade, il avait clairement exprimé son rêve qui était de marquer l’histoire de sa franchise de cœur : « Je voulais tellement vous offrir un championnat… », a-t-il déclaré sur ses réseaux quelques heures après l’annonce. Mais la NBA en a décidé autrement…


































