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C’est comme si tout recommençait… et ne cessait jamais.
Save the planet est comme une expression lancinante qui renaît chaque année. Les mêmes mots et les mêmes questions réapparaissent !
Comment vivra-t-on à 4 degrés de plus ?
Avec l’eau du robinet sous surveillance ?
Des mots comme intempéries, colères, logements bouilloires se succèdent. On les psalmodie et on ne bouge pas !
Polluants éternels, chaos climatique… on lit là un lexique redoutable qui ne semble pas prêt de s’effacer.
Face à ces mots négatifs — et ils sont nombreux : inondations en Espagne, microplastiques, déforestation, déchets miniers, plastique jusque dans les fœtus, épidémie de langues bleues… — des expressions positives commencent à faire face. Mais elles sont minoritaires !
On peut lire comme offres de solutions : diamant de synthèse, protéines végétales libres, clean beauty, écoquartier, Green tech, recherche du zéro déchet, décarbonation du digital, sans avion…
Bien des changements de comportements des citoyens sont toutefois exprimés ou sous-entendus par ces mots.
Ainsi, réellement, nous imaginez-vous désormais sans avion ?
Les COP défilent et semblent être peu porteuses de décisions positives. Certains se demandent en plus si un jour le climat aura la peau de nos règles budgétaires.
Dans ce tableau, pourquoi ce dessin avec des immeubles de mots et des soleils qui nous brûlent ?
Parce qu’il se peut que le vrai sujet de la construction de l’avenir dépende avant tout de ces débats sur le climat et de la RSE, signataire d’une attitude responsable que l’on cherche à fuir.
À remarquer, le mot nouveau qui domine et se dessine comme un leitmotiv dans le vocabulaire de cette année : le mot terres rares.
Les terres rares contiennent des matériaux qui aident à la fabrication de produits de haute technologie. Là se place le cœur de l’enjeu à propos du développement durable : la recherche perpétuelle du profit.
Serons-nous sages et capables de modérer nos besoins de façon conséquente et réfléchie ?
Ou allons-nous continuer la course démente à la surproduction compétitive ?
Ce tableau, dans sa simplicité emplie de contradictions et de mots inquiétants, conte beaucoup !
Et hélas, les alertes rouges de Jean-Marc Jancovici ne sont toujours pas entendues par les décideurs.


































