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Beaucoup d’entrepreneurs que je rencontre actuellement me font part d’une grande instabilité économique. Ils me racontent aussi ce que d’autres leur confient : une inquiétude profonde quant au développement de leur entreprise, et plus encore quant à la pérennité de leurs activités.
Ma longue carrière de chef d’entreprise – plus de trente ans – m’a permis de traverser de nombreuses crises, qu’elles soient liées à la conjoncture macroéconomique ou à des choix stratégiques discutables. À chaque fois, lorsque l’entreprise se trouvait affaiblie, la perception du moment prenait le dessus : nous envisagions alors de changer, parfois jusqu’à remettre en cause nos fondamentaux, créant ainsi davantage d’instabilité.
Il nous est arrivé de nous jeter corps et âme dans ce qui nous semblait être une solution nouvelle. Bien souvent, cela s’apparentait davantage à une bouée de sauvetage percée : elle prolongeait l’oxygénation quelques instants, sans jamais réellement nous sauver.
Si pivoter peut parfois s’avérer nécessaire, s’agiter dans tous les sens conduit bien souvent à sa perte. Revenir aux fondamentaux, réinterroger le système mis en place et veiller à leur bonne mise en œuvre est, selon moi, bien plus salvateur.
Observer, s’adapter, corriger ce qui ne fonctionne pas est indispensable, car les contextes évoluent, et de plus en plus rapidement. Mais résister à l’envie de tout changer, aux beaux conseillers qui promettent qu’« en faisant ceci ou cela, tout ira mieux », ne pas céder aux sirènes, reste toujours difficile lorsque l’on se sent affaibli.
Vous l’aurez compris : pour moi, la faiblesse ne doit pas être mère d’instabilité, là où l’instabilité est, elle, mère de faiblesse.
« On n’est pas instable parce qu’on est faible, on est faible parce qu’on est instable. »
Lao Tseu


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