Vincent Azouani et Melinda Hamet, les fondateurs de Wapply.
Vincent Azouani et Melinda Hamet, les fondateurs de Wapply. Crédits : Wapply

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Qui ? Wapply 

Quoi ? Une application qui utilise l’intelligence artificielle pour automatiser la recherche d’emploi. 

Vincent Azouani et Melinda Hamet ont décidé de mettre l’IA au service de la recherche d’emploi. Ils réutilisent les codes des sites de rencontre : « En fait, Wapply, c’est le Tinder de l’emploi », souligne Vincent Azouani. Cet assistant virtuel crée un lien entre les entreprises et les actifs. En quelques clics, l’IA candidate automatiquement. « Notre IA va chercher sur le Web toutes les offres d’emploi qui sont compatibles avec votre CV. Quand vous swipez à droite, l’IA va sur le site de l’entreprise ou sur le job board et remplir les formulaires à votre place. » Et dans le cas où l’offre d’emploi requiert une lettre de motivation : « On a mis en place un système qui permet aux candidats de pouvoir l’écrire, puis d’être retravaillée par IA », explique le cofondateur. 

Parti de rien pour tout construire, Vincent Azouani arrête l’école après le baccalauréat et suit plutôt des programmes d’accompagnement. Il participe à des concours – notamment celui de la banque Wormser Frères avec Les Déterminés – pour se faire connaître et remporte, par exemple, le Trophée Impact, décerné par Mieux Entreprendre en 2025. En parallèle l’hyperactif enchaîne les petits boulots. « J’ai un parcours assez atypique. J’ai grandi à Bobigny, en banlieue, et j’ai des handicaps invisibles. J’ai un peu tiré toutes les cartes pour partir du niveau le plus difficile », confie-t-il. 

« L’accessibilité à l’emploi, c’est notre mission » 

Il se présente aujourd’hui comme le « porte-parole des candidats », ayant lui-même été confronté aux obstacles liés au recrutement. L’étude « Pratiques de recrutement des cadres » 2023 souligne que les difficultés à recruter sont souvent liées à un décalage entre les besoins des entreprises et les candidatures (62 %). « Le problème, dans la recherche d’emploi, tient à une multitude de micro-problèmes. C’est un système qui comporte de nombreuses failles. Aujourd’hui, les job boards fonctionnent par mots-clés et ne connaissent pas suffisamment les utilisateurs pour leur proposer des offres réellement adaptées », souligne Vincent Azouani. « L’accessibilité à l’emploi, c’est notre mission », affirme-t-il.

Wapply suit alors le mouvement, et utilise l’IA, à son tour, dans le monde de l’entreprise. 7 candidats sur 10 l’utilisent au cours du processus de recrutement, d’après Linking Talents, en juin 2025. Mais son utilisation fait encore débat : 26,5 % des personnes interrogées ont exprimé leurs craintes liées à la déshumanisation ou aux risques techniques. « Pour moi, l’IA, c’est à double tranchant, il y a aussi un côté négatif. D’ici à 2030, il y a 5 millions de personnes qui risquent de perdre leur emploi, notamment parce que l’IA automatise beaucoup de choses », explique Vincent Azouani. « La société n’a jamais connu un “boum” comme ça qui va remodeler le marché de l’emploi ». Et ce « boum », l’entrepreneur décide d’en être un acteur, et non de le subir ! 

Mais… Il y a toujours un mais 

Créée en 2023 et lancée en 2025, l’application Wapply se développe doucement, mais sûrement. Malgré ses 25 000 offres d’emplois recensées chaque jour et son système qui s’améliore en continu, elle reste encore perfectible, et l’équipe y travaille quotidiennement. « On est connecté à des job boards qui sont spécialisés, et à plus de 20 000 sites d’entreprises », à l’exception d’Indeed et de LinkedIn. Les difficultés se posent d’abord en termes de recherche d’emplois. « Plus vous avancez, moins c’est pertinent », en termes de distance, puis par rapport aux offres d’emploi qui vont de moins en moins correspondre. 

Alors que le projet continue à se perfectionner, les cofondateurs passent à l’étape supérieure : « L’accès à l’application est gratuit, avec une limite à trois candidatures par jour. Une version payante verra prochainement le jour, avec des candidatures illimitées. Elle coûtera 9,99 euros la semaine, ou 29 euros le mois. » Mais Vincent Azouani voit plus loin encore, alors qu’il annonce être en pleine levée de fonds. Objectif : 250 000 euros. « On aimerait aussi recenser des offres d’emploi du monde entier. Mais aussi atteindre à peu près les 200 000 utilisateurs la première année, donc avant décembre (contre 10 000 pour l’instant, ndlr) ». L’IA dans le recrutement, qu’on l’aime ou non, il faudra faire avec. 

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