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INTERVIEW. Entreprendre, c’est oser se lancer, mais aussi tenir bon quand le contexte se complique. Pour sa prochaine édition, BIG place le « culot » au cœur des débats et entend célébrer celles et ceux qui innovent, prennent des risques et font avancer l’économie française. Entretien avec Paul-François Fournier, directeur de l’innovation à Bpifrance. ÉcoRéseau Business est partenaire de l’événement qui se déroulera le 8 octobre (Accor Arena).
BIG est devenu un rendez-vous incontournable de l’entrepreneuriat. Dans une période économique et géopolitique chahutée, quel rôle voulez-vous lui faire jouer ?
BIG reste cette grande fête de l’entreprise, qui rassemble start-up, PME, ETI et grands groupes. Dans la période actuelle, les entrepreneurs ont besoin de se retrouver, de partager et de constater que, malgré les difficultés, les choses avancent et que tout n’est pas à l’arrêt. BIG est aussi un moment pour prendre du recul et se projeter : avec plus de 1 000 speakers et 500 ateliers et conférences, nous voulons donner du contenu sur les grandes transformations, de l’IA à l’industrie en passant par le green. L’objectif n’est pas seulement de faire du networking, mais aussi de comprendre les grandes tendances pour mieux préparer l’avenir.
Quelles seront les nouveautés de cette édition ?
Nous renforçons notamment la place du tourisme, un secteur majeur de l’économie française, qui connaît lui aussi de profondes transformations, notamment sous l’effet de l’innovation et de l’IA. Nous lançons également le « Cercle des sachants », qui mettra en lumière les travaux de prospective menés avec les experts qui nous accompagnent sur les transformations à venir : numérique, santé, industrie, environnement, économie… Autre nouveauté, l’espace « Investir », avec des dispositifs et fonds développés par Bpifrance, notamment autour des entreprises de l’économie réelle et de la défense. L’idée est de montrer que le capital français peut être au service de notre économie, et de permettre à chacun de découvrir les outils d’investissement, à partir de 500 euros.
Cette année, BIG est placé sous le signe du « culot ». Pourquoi ce choix ?
Il ne manque pas de culot pour entreprendre dans la période actuelle ! Faire BIG est déjà, quelque part, une manière d’être culotté. Nous voulons être en empathie avec les entrepreneurs qui doivent continuer à avancer, innover et se projeter, y compris à l’international. Le culot est au fondement même de l’entrepreneuriat : c’est le moment où un chercheur, un créateur ou un salarié se dit « je vais monter ma boîte ». Avec la résilience, c’est une qualité essentielle pour traverser une vie entrepreneuriale exaltante, mais aussi faite de moments difficiles. BIG est là pour offrir ce temps de respiration, de partage et d’élan collectif.
Propos recueillis par Geoffrey Wetzel
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