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Qui ? NotiPark
Quoi ? Le télépéage du stationnement
La fin des PV ? C’est, en tout cas, le mantra de NotiPark, qui cherche à s’imposer comme une solution concrète. Objectif : automatiser le temps de stationnement, un défi sur lequel travaillent Jeremy Skowronek et son associé, Idir Edjekouane. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où tout est automatisé. Mais le paiement du stationnement, c’est l’une des dernières choses qui reste 100 % manuelle », souligne le fondateur de NotiPark.
« Les villes gagneraient 30 à 40 % de revenus supplémentaires »
2023 est une année record avec plus de 20 millions de PV de stationnement. De plus en plus de villes se mettent en tête de lutter contre les fraudes et voient apparaître les « sulfateuses à PV ». Ces voitures sont déployées dans les grandes villes, comme à Lyon, et ont multiplié les amendes… par trois. La même année, Paris est couronnée capitale des amendes de stationnement (5,2 millions d’amendes) avec 66 000 requêtes de contestation. C’est là que NotiPark entre en jeu.
Payer uniquement le temps réellement consommé, c’est la révolution voulue par Jeremy Skowronek. Son idée repose sur un simple boîtier, installé dans le véhicule, capable de le géolocaliser avec précision. « J’ai longtemps cherché une idée qui pourrait répondre à un véritable problème. Et un jour, à Bruxelles, mes parents, ma sœur et moi avons chacun reçu un PV de stationnement, en même temps. J’ai pourtant toujours l’habitude d’être dans les règles… C’était le jackpot, j’avais enfin mon idée », explique-t-il.
Pour les villes, le concept est avantageux pour les caisses. « Les villes sont incapables de contrôler 100 % des véhicules, 100 % du temps. Même en utilisant des scan-cars, elles peuvent avoir une perte de revenus entre deux passages », souligne-t-il. « Avec NotiPark, les villes gagneraient 30 à 40 % de revenus supplémentaires par rapport à ce qu’elles gagnent aujourd’hui ». Du côté des clients aussi, le concept permettrait de s’éviter des PV en cas d’oubli. « Certains oublient de payer, ou ne paient qu’une heure et restent plus longtemps… À l’inverse, certains paient deux heures et ne restent qu’une heure. Ils perdent alors de l’argent ». Des situations du quotidien qui peuvent pénaliser les utilisateurs à différents niveaux.
Des ambitions et objectifs concrets
Pour le moment, NotiPark est un produit qui n’est pas encore commercialisé, mais qui intéresse déjà des clients et des investisseurs potentiels. Ce sont déjà 50 000 euros de précommandes et 12 entreprises intéressées pour équiper leurs flottes de véhicules. Mais également une première levée de fonds de 1,7 million d’euros. Pour le client, l’investissement monte à 29 euros pour l’achat du boîtier. Il suffit ensuite de le coller sur le pare-brise de sa voiture et de payer un abonnement mensuel de 3,69 euros « qui permet d’accéder à toutes les fonctionnalités de NotiPark. Sur 12 mois, c’est moins cher qu’un seul PV de stationnement ! ».
« Aujourd’hui, on est en discussion avec plus d’une trentaine de villes en France, en Belgique et aux Pays-Bas », par exemple avec Lille, Nîmes, Dijon et Aix. Prochaine étape, se lancer dans du crowdfunding d’ici à la fin du mois de septembre, et terminer de mettre sur pied ce projet. « Concrètement, l’objectif, c’est de devenir l’un des leaders dans le paiement du stationnement en Europe. Et à horizon 2030, idéalement, pouvoir automatiser l’ensemble des paiements liés à la mobilité », conclut Jeremy Skowronek.




































