« Rosalie », Femmes 2024

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En 2024, l’affaire Pelicot a envahi l’actualité et des mots comme violeurs, déni du viol, procès de Mazan sont des mots qui ont été à la une des media.

Ce lexique violent a confirmé la question déjà posée l’année d’avant : faut-il inscrire le consentement dans la loi ?

Quand Depardieu continue de faire parler de ses agressions et Gérard Miller … décidément le harcèlement et le viol sont incrustés dans le lexique et sont depuis quelques années des mots prédominants dans le vocabulaire autour de la femme.

En même temps, les femmes de plus en plus apparaissent comme des combattantes et des résistantes : des Iraniennes aux Afghanes rebelles, dans bien des parties de la planète les femmes se battent pour leur droit à la liberté d’être.

Mais qu’est-ce qu’une femme ? Une femme libre ? On peut continuer de se le demander et c’est pourquoi cette année, j’ai dessiné un tableau avec une femme au visage grimaçant qui possède un rire qui se transforme en rictus.

En effet, c’est comme si du côté occidental la femme soi-disant libre d’être – et que tant d’autres cultures envient – se devait malgré tout d’être à la fois active, autonome, mère modèle, épouse mais en plus, belle, toujours belle, encore plus belle !

Depuis 18 ans, des mots futiles pourtant rôdent toujours dans les fresques que je crée contant les femmes.

On lit cette année encore des mots comme k beauty, beauty high tech, c’est un piège, la femme est un physique, un être qui semble toujours devoir offrir un look. Malgré tous les combats pour le droit des femmes, être belle, c’est un diktat de la société occidentale.

De plus, on a beau nous dire que les femmes corpulentes et fortes sont tout autant appréciées que les femmes minces et sveltes, on en voit peu dans les photos de mannequins des journaux féminins … les façons de photographier ces femmes disposées là pour séduire dans des poses aguicheuses, parfois presque provocantes, en disent long ! Les visuels de ces femmes photographiées à demi nues sont là pour présenter un sac à main de luxe, un parfum… Cette quasi-nudité est-elle indispensable ?

Ces images confirment dans l’inconscient collectif que les archétypes et façons de penser rétrogrades sont encore là, toujours là.

Décidément, il y a raison et émotion dans le langage. Et on combat mieux l’univers de la raison que celui de l’émotion où les images et mots de la femme objet de séduction rôdent encore ! Alors oui, j’ai composé une femme au sourire étrange qui pourrait sembler rire autant que pleurer !

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