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Le couperet est tombé, brutal et sans appel : l’armée française a décidé de délocaliser une partie de la production des uniformes de prestige de nos troupes, à Madagascar. C’est l’entreprise Marck & Balsan, située à Calais, qui va faire les frais de ce choix désastreux, entraînant ainsi la fermeture de ses portes, au grand dam des élus du territoire.
Une nouvelle usine part en fumée sous nos yeux. Cette situation ne se limite pas à une simple fermeture ; elle signifie également la perte d’un savoir-faire rare en matière de confection spécialisée, un savoir-faire qui risque fort de disparaître définitivement avec la mise au chômage des 65 salariés de l’entreprise.
Depuis plus d’un siècle, les États-Unis ont compris que l’argent des impôts devait être réinvesti dans leurs propres usines. La législation américaine impose aux acheteurs publics de sélectionner au moins 50 % de produits fabriqués aux États-Unis. Mieux encore, lorsque qu’un marché public opte pour un produit étranger, l’acheteur doit en justifier son choix sur une plate-forme digitale.
Bien que cette affaire de délocalisation des uniformes à Madagascar ait un impact économique relativement faible, elle symbolise une forme de masochisme économique qui ouvre la voie à des dérives inacceptables et contribue à la destruction de notre tissu industriel. L’argument du prix bas de la fabrication malgache doit être tempéré par la prise de conscience de la perte de recettes pour notre protection sociale. Il est essentiel de rappeler que les 65 salariés de Calais contribuaient, par leur travail, au financement de notre protection sociale globale, ce qui n’est pas le cas de l’usine malgache.
Acheter français, c’est aussi
financer nos retraites et soutenir
notre économie locale.
Ne l’oublions pas.


































