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DEUX LIVRES À NE PAS MANQUER
Le premier est La sagesse des petits riens, d’Ilios Kotsou chez Robert Laffont. L’auteur est maître de conférences en psychologie des émotions à l’Université libre de Bruxelles. C’est l’un des experts qui a été longtemps un habitué du Printemps de l’optimisme. On sait ici l’importance de savoir gérer nos émotions positives pour ne pas s’emballer, et nos émotions négatives pour ne pas s’enfermer.
Ilios, en 58 chapitres, évoque la sagesse du quotidien, ces moments ordinaires qui sont autant de petits bonheurs faisant surgir un éclat de notre humanité partagée. On y trouve, par exemple, Écouter ou comprendre et Apprivoiser notre ombre.
Le second livre est le dernier ouvrage de François Cheng, Une nuit au cap de la chèvre, chez Albin Michel. C’est une contemplation face au cosmos qui rappelle les derniers écrits de l’immense Jean d’Ormesson, une méditation profonde et même bouleversante sur notre présence au monde, sur l’univers, le sens de la vie et la mort.
Pour François Cheng, la vie rend tout unique, chaque minute de notre existence est le moteur le plus dynamique de ce que nous faisons. À ses yeux, chaque vie a une valeur inaliénable. André Malraux a ainsi pu dire que la vie ne valait rien, mais que rien ne valait la vie. Chacun voit le lien avec le livre précédent : cette idée simple de profiter de chaque instant.
Je ne résiste pas à vous livrer ce passage éclairant de l’écrivain de 95 ans, d’origine chinoise, poète, membre de l’Académie française :
« Au sein de l’humanité, un jour quelqu’un a accompli le geste absolu, indépassable, qui a changé la nature et le sens de la mort. D’un geste unique, il a tenu les deux bouts de la vérité : il a vaincu le mal radical par l’amour absolu qu’il incarne. Sa mort ouvre la voie de la vie qui ne périra plus. Le lien entre l’ordre humain et l’ordre divin est rétabli. Nous sommes les héritiers à qui incombe le devoir d’assurer la marche de la vie. Ici, je crois entendre la lointaine prédiction du Tao : celui qui cède à l’amour en se donnant au monde, à lui sera confié le monde. »
Croyant ou non croyant, vous verrez que cette lecture nous élève tous.
UN COUP DE POING DANS LA FIGURE
… de Marianne, notre République. Elle a mal à la justice.
Je ne suis pas un fan de Marine Le Pen depuis mes années de jeune gaulliste, je suis même un adversaire. Mais attention, la justice est une autorité, elle n’est pas un pouvoir. Or ce pouvoir, elle le prend pour disqualifier une candidate à l’élection présidentielle ou pour s’acharner à vouloir faire dormir en prison un ancien président de la République, alors même qu’aucune preuve formelle n’a été sortie contre lui.
Dans un cas, on piétine le suffrage universel, dans le second, on se livre à une justice d’exception. Le tableau de chasse et les règlements de compte font figure de procédure.
Si la justice doit être préservée, elle mérite de rester sereine, à l’abri de tout excès de pouvoir.




































