Faire de la pub avec un doctorat en poche

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Alors que l’intelligence artificielle (IA) est en train de bouleverser les métiers de la communication et du marketing, certains sur les réseaux sociaux posent des questions chocs : à quoi ça sert de faire des études alors qu’il suffit de savoir commander les IA et de bien savoir « prompter » (un mot qui devrait être le néologisme de l’année 2025).

A contrario, je crois que les études sont un cadre de pensée et de prise de distance qui permettent d’être au-dessus de ces outils et de les manipuler au service d’une stratégie…

Il y a quelques mois, à l’initiative de Sorbonne Université, j’ai été contacté par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour rejoindre un collectif de 40 docteurs. Grâce à l’impulsion de Sylvie Pommier, nous avons pour mission de valoriser le doctorat comme un diplôme universitaire en prise avec la société et dont le rayonnement dépasse le cadre académique.

Nous sommes issus de disciplines très différentes, de toute la France, et nos carrières, que ce soit au sein des institutions ou dans l’entreprise, ont toute comme point commun d’être en prise directe sur et au service de la société.

Cette mission m’a beaucoup fait réfléchir à mes choix et notamment à celui, il y a vingt ans, de poursuivre mes études avec une thèse de doctorat en CIFRE. Ce dispositif original et financé par l’État permet un partenariat entre un laboratoire de recherche et une entreprise – à l’époque l’agence Havas Paris – en vue du financement d’une recherche de thèse pendant trois ans.

À l’époque incongru et insolite, je me rends compte que ce choix a été une formidable occasion d’ouvrir des perspectives et des ponts que je n’aurais pu bâtir sans ce modèle original.

D’un point de vue recherche, tout d’abord, j’ai construit le concept de « tendances » dans le champ des sciences de l’information et de la communication, et initié une réflexion sur les imaginaires professionnels qui structurent et saturent les métiers du marketing et de la communication. Cette veine de recherche me conduit aujourd’hui à m’intéresser à des sujets comme l’IA, le brand content ou le concept de génération – et notamment à nourrir cette chronique mensuelle.

Mais d’un point de vue professionnel, ce projet de recherche a décuplé mon champ des possibles. Il m’a permis tout d’abord de me construire une assise méthodologique et une façon de travailler : recherche documentaire, construction de cadre d’analyse, emprunt à des disciplines des sciences humaines (sociologie, ethnologie, sémiologie…). Il a été aussi un point de distance sur les métiers et les organisations, me donnant des clés pour construire une carrière atypique et des échanges réflexifs fertiles pour penser les compétences autrement.

Enfin, cette expérience a été l’occasion de rencontres, avec des chercheurs, des futurs doctorants, des élèves qui ont nourri ma réflexion professionnelle et enrichi mes recommandations.

Aujourd’hui, mon ambition est de parrainer ce type de démarches : répondre aux questions, orienter, voire accueillir des thèses CIFRE en sciences humaines et sociales au sein de Onepoint – notamment via le véhicule extraordinaire de L’institut, notre R&D unique sur le marché.

Alors si vous avez des envies de recherche et que vous lisez ces lignes, contactez-moi !

Le site de valorisation du doctorat : doctorat.gouv.fr

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