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L’entrepreneur que je suis a envie de partager avec vous aujourd’hui une réflexion sur l’espoir, et sur l’implication qu’il revêt dans nos projets.
Attendre quelque chose avec confiance : voilà, pour moi, la première signification du mot « espoir ». C’est ce que je constate au quotidien chez mes équipes et chez moi-même dans la conduite de nos initiatives. Lorsque nous mettons en place une stratégie, que nous mobilisons des ressources éprouvées par le passé, cette confiance se transforme en moteur. Elle nous donne l’élan nécessaire pour écrire notre propre histoire entrepreneuriale.
L’espoir vient alors confirmer les choix, renforcer la direction prise. Il y a là presque quelque chose de mystique : on s’en remet à une force invisible, à une personne, à une croyance, à une dynamique. On a espoir en quelqu’un, certains jouent au loto dans l’espoir de gagner… On projette dans l’avenir une possibilité qui nous élève.
Mais l’espoir peut aussi se faire plus tranchant, presque définitif, lorsqu’il est absent. Ne dit-on pas : « C’est sans espoir » ? Ce jugement lapidaire sonne comme une condamnation. Il nie toute chance de réussite, toute perspective d’aboutissement.
Combien de fois, en tant que personne en situation de handicap, ai-je entendu que c’était « sans espoir », que je n’y arriverais pas ? Et vous savez quoi ? Rares sont les fois où je n’ai pas réussi. Parce que l’espoir est un levier puissant, plus encore quand il est mis à mal. Il galvanise, pousse à prouver que tout reste possible.
L’espoir peut aussi prendre la forme d’une injonction : « J’ai le ferme espoir que tu réussisses ! » Cette phrase, qui peut sembler bienveillante, met souvent une pression invisible, une attente lourde. Elle traduit aussi un refus de l’échec de la part de celui qui l’énonce.
Et que se passe-t-il lorsque l’espoir s’efface ? Un phénomène très simple, et finalement très humain : les gens changent d’avis. Ils cherchent alors à se reconnecter à une autre perspective, à une autre personne, à une autre cause – bref, à quelque chose ou quelqu’un en qui replacer leur espoir.
Comme le chante si bien Johnny Hallyday : « Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir ». Mais dès que la lumière revient, l’espérance renaît. Car oui, l’espoir fait vivre, et surtout, il fait entreprendre.



































