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qui a été directeur de l’engagement des JOP Paris 2024. Co-fondateur et président de Winvolve, auteur du livre De la France qui râle à la France qui gagne
Un an après les JOP de Paris 2024, quel héritage, quel bilan peut-on tirer de cet évènement mondial ?
D’abord, ce sont les premiers Jeux Olympiques et Paralympiques rentables de l’histoire avec un bénéfice de 76 millions d’euros. Le Cojop redistribue cela au mouvement sportif et parmi les objectifs : il y a évidemment continuer de soutenir les programmes qui ont été lancés comme 1,2,3 nagez ! Ou : Terre de Jeux 2024…
L’héritage immatériel est assuré : les gens font plus de sport qu’avant, on compte selon les fédérations entre 10 et 30 % de plus de licenciés. Notre mission était de mettre plus de sport dans la vie des Français : c’est le cas.
Sur la partie matérielle : quasiment rien n’a été construit. 95 % des infrastructures sportives étaient existantes ou temporaires. Le Centre Aquatique Olympique Métropole du Grand Paris a été bâti en face du Stade de France mais il y avait un besoin. Cela permet aux gamins du coin, aux habitants, d’avoir accès à des bassins de nage, mais aussi à des terrains de tennis padel, à une salle d’escalade… Sa deuxième vie s’opère très bien entre les locaux et les événements internationaux qui continuent (le Giant Open de Natation s’est tenu en mai 2025 et les championnats d’Europe de natation de 2026 y auront également lieu).
La magie des Jeux a laissé la place à des coupes financières drastiques…
Le budget des Sports a baissé de 13 % alors que c’était déjà le budget le plus bas de tous les ministères (833 M€ contre 941 M€ en 2024). Cela a des incidences directes sur la pratique et la promotion du sport, c’est un mauvais signal envoyé alors qu’on a fait la promotion du sport pendant 7 ans avec des objectifs clairs : lutter contre la sédentarité, changer le regard sur le handicap… mais ne tirons pas trop de conclusions hâtives.
Les entreprises privées ont un rôle à jouer. Elles doivent avoir envie d’investir dans le sport. Un euro investi dans le sport est un bon euro investi !


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