Temps de lecture estimé : 1 minute
Voilà un mot que l’on prononce souvent pour inviter notre interlocuteur à trouver l’énergie nécessaire afin d’agir, d’avancer dans ce qu’il souhaite – ou doit – accomplir.
Le courage, c’est aussi la bravoure, la force de caractère qui permet de surmonter les difficultés que nous rencontrons.
Dans ma vie d’entrepreneur et de manager, j’ai constaté – et je constate encore – que lorsque le courage vient à manquer, notamment dans quatre formes d’action, cela remet sérieusement en cause la posture du dirigeant.
Commençons par le courage de voir.
Combien de fois me suis-je montré plus aveugle que je ne le pensais ? Niant l’évidence, refusant de la regarder en face, par peur d’affronter ce qui m’attendait dès lors que j’ouvrirais les yeux sur la réalité.
Le courage de dire.
Combien de fois ai-je redouté d’aller échanger, par crainte d’être jugé, déconsidéré, ou que la situation se retourne contre moi ? Dire, c’est parfois accepter de passer pour le « méchant », se confronter aux résistances, faire face à une certaine violence relationnelle que la parole peut susciter.
Le courage de décider, de choisir.
C’est sans doute l’une des dimensions les plus énergivores. Car choisir, c’est renoncer. C’est prendre un risque. C’est engager une réflexion, écouter différents points de vue, puis trancher – avec tout ce que cela implique.
Enfin, le courage de faire.
Combien de fois, dans la tempête, me suis-je senti seul ? Devant porter les équipes, les structures, parfois à terre, il me fallait pourtant trouver l’énergie d’agir. Imaginer, concevoir, mettre en œuvre et assumer : autant de manières, aussi, de se consumer.
Voir, dire, choisir, faire : voilà, à mes yeux, ce qui caractérise le courage du « chef ».
































![[Portrait de mots] Anne Méaux, présidente d’Image Sept](https://www.ecoreseau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Anne-Meaux-218x150.jpg)


