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Qui ? BikUp
Quoi ? Une plate-forme de location de vélos
Ingénieurs de formation – et pas encore trentenaires – Hugo Durbecq et son associé Clément Jouault, ont déjà lancé plusieurs business ensemble. Et ils ont décidé de se remettre en selle avec BikUp ! L’aventure débute il y a quelques années, lorsque Hugo se découvre une passion pour le cyclisme. « Un ami m’a dit qu’il allait faire Paris-Le Havre en vélo. J’ai trouvé que c’était impressionnant ». D’autant que le cofondateur de BikUp appartient à « ceux qui pensent que le trajet fait partie du voyage ».
Très vite, Hugo se rend compte que sa nouvelle passion n’est pas donnée. « J’ai dû investir beaucoup d’argent pour le vélo et les équipements ont fait doubler le prix. » Il en parle alors à Clément : dès 2023 le projet est lancé sous forme de Proof of concept (Poc), pour déterminer s’il existe un réel besoin à la location de vélos. La réponse est positive : BikUp est officiellement lancée en 2025.
Favoriser un mode de transport plus durable, moins acheter et mieux consommer. C’est l’ambition de BikUp qui met déjà en relation des milliers de passionnés de cyclisme sur le territoire et ne compte pas en rester là.
L’économie de partage comme raison d’être

Crédits : BikUp
Lorsque l’on arrive sur la plate-forme, il y a deux interfaces : la première pour louer un vélo près de chez soi et la deuxième lorsqu’on est propriétaire et que l’on souhaite proposer son vélo à la location. « La spécificité de la plate-forme c’est que les propriétaires peuvent être des particuliers mais aussi des professionnels. Cela leur permet de gagner en visibilité, ils n’ont rien à payer pour déposer une annonce sur BikUp », précise Hugo Durbecq. En effet, les deux associés se rémunèrent en prenant une commission sur chaque réservation.
Côté tarif, chaque propriétaire fixe son prix. La plate-forme lui propose une fourchette adaptée au type de vélo, libre à lui de s’y conformer ou non. BikUp propose des tarifs dégressifs, pour le week-end, à la semaine ou au mois. Il n’y a pas de durée maximale de location, mais, en pratique, elle dépasse rarement deux mois.
Pour ce qui est de la sécurité, la plate-forme propose des contrats robustes aux propriétaires. « Nous les incitons à demander une caution – encore une fois, ce n’est pas obligatoire. Et, au moment de la location, de demander une copie de la pièce d’identité. » À partir de février 2026, une assurance sera mise en place, pour protéger le loueur et le propriétaire en cas de défaut non signalé, de perte ou de vol.
« Nous avons co-construit la plate-forme grâce aux retours d’expérience des utilisateurs. Nous avons un réel impact : rendre un sport accessible en mettant en location de beaux vélos, tout équipés et pas chers par rapport à leur prix sur le marché. Nous nous inscrivons dans l’économie de partage. » D’autant que, d’ici à 2026, les fondateurs ambitionnent de travailler avec des marques de vélo made in France. « Notre objectif à l’avenir ? que les gens pensent à louer avant d’acheter ! », nous confie l’entrepreneur.
Favoriser des rencontres entre passionnés
Aujourd’hui, BikUp propose plus de 1 100 vélos à la location. La part de propriétaires particuliers représente entre 80 et 90 % des utilisateurs. Déjà présents sur tout le territoire français mais aussi en Belgique, en Suisse et au Luxembourg, les associés ambitionnent d’étendre BikUp en Allemagne et aux Pays-Bas, des pays « où la culture du cyclisme est très développée ».
Propriétaire et loueur se rencontrent, et peuvent échanger sur leurs expériences (se donner des conseils, des recommandations, etc.) et leur passion commune, le vélo. BikUp, c’est donc aussi une belle manière de recréer du lien autour du sport, même si ce n’était pas forcément l’ambition de départ.



































