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10 milliards de dollars de recettes pour la NBA
Pour le basketball français qui est principalement implanté dans les villes moyennes telles que Cholet ou Bourg-en-Bresse, il est difficile de concurrencer la ligue américaine. Référence aux États-Unis, la NBA est le championnat le plus prisé en termes de sponsors et de couverture médiatique. Mais alors comment le basket français peut-il rivaliser ?
Alors que le championnat de première division de basket, Betclic Elite a commencé il y a un peu moins d’un mois, son affluence reste bien loin des salles pleines de la NBA. Cholet, Limoges, Saint-Quentin ou encore Gravelines-Dunkerque, des équipes qui se situent dans des villes moyennes et qui subissent le manque de visibilité. Néanmoins, depuis peu le basket reprend des couleurs. Après les folles années Tony Parker, la France retrouve des figures prometteuses.
À l’instar du basketteur, Victor Wembanyama, 20 ans et déjà la révélation française de la discipline. Tout comme lui, d’autres jeunes français évoluent en NBA comme Zaccharie Risacher ou encore Alex Sarr. Des talents qui font du bien au basketball tricolore tant pour son économie que pour son image. Plus de visibilité, fort intérêt médiatique, le basket revient peu à peu sur le devant de la scène. Jusqu’à 11 000 spectateurs la semaine dernière dans la salle de Bercy pour voir s’affronter en EuroLeague, Le Paris Basketball face à Panathinaikos, tenant du titre européen.
La puissance de la NBA
Si la ferveur gagne de plus en plus les terrains français, aux États-Unis, les chiffres donnent le vertige. Avec 22 millions de spectateurs dans les salles sur la saison 2022-2023, la ligue de basket américaine bat tous les records. À titre de comparaison, la Betclic Élite avait rassemblé sur la même saison, 1,2 million de spectateurs. Suivi dans le monde entier, avec des franchises telles que les Celtics, les Knicks ou encore les Chicago Bulls, le basket témoigne d’un engouement sans précédent.
Autour de ces rencontres on trouve aussi : des shows à l’américaine, de nombreux sponsors, une couverture médiatique impressionnante, et des superstars mondialement connues qui viennent assister aux matchs. Au total, la compétition américaine a généré un chiffre d’affaires de 10 milliards de dollars en 2022 et 1,7 milliard de dollars de recettes de sponsoring pour la saison 2022-2023, selon les chiffres de Statista. Une augmentation de près de 500 millions par rapport à la saison 2009-2010.
Quel modèle économique pour le basket français ?
Des chiffres bien loin de la réalité française. En effet, les sponsors se font plus rares et les difficultés financières s’accentuent. À l’image récemment des clubs tels que Limoges CSP ou des Metropolitans 92. Avec des modèles économiques limités, les clubs ont du mal à diversifier leurs revenus alors pour beaucoup l’appel aux dons et aux sponsors restent indispensables. Néanmoins, dans ces villes moyennes où la visibilité médiatique et l’affluence sont pauvres, les investisseurs sont peu nombreux à se lancer.
Alors comment faire ? Les collectivités représentent généralement les principales sources de soutien. Démontrant ainsi, un fort attachement à leurs clubs de proximité qui font pour beaucoup la fierté d’une ville. En outre avec un intérêt nouveau pour ce sport, certaines équipes telles que Paris ont pris leur quartier à l’Adidas Arena qui attire de plus en plus d’adeptes. Un coup de pouce pour le basket et pour les clubs qui voient ainsi une exposition nouvelle.


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