Vers une NBA plus écolo demain ?
Crédits : Shutterstock

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Le championnat nord-américain de basket-ball (NBA) est l’un des plus suivis dans le monde. Et il est aussi l’un des plus pollueurs ! Pourtant, ce n’est pas faute de mettre en place des initiatives en faveur de la transition écologique… Et ils ne sont pas les seuls concernés. 

Victor Wembanyama, vedette française de la NBA, fait parler de lui, entre son sacre de meilleur défenseur de la saison – un record du haut de ses 22 ans – et sa récente sortie lors d’un match face à Portland pour commotion cérébrale… Le jeune sportif fait l’actualité à lui tout seul. Il s’est, d’ailleurs, aussi exprimé sur l’impact écologique astronomique de la NBA. « Je veux contrecarrer cette empreinte carbone négative par tout l’impact que je peux avoir, que ce soit financièrement ou socialement », a-t-il déclaré auprès du média Vert

« Si elle montre aujourd’hui l’exemple, elle sera une source d’inspiration » 

Avec près de 80 matchs par saison, dont la moitié se joue à l’extérieur, il est impossible de nier l’impact environnemental de la NBA. Les déplacements en avion sont fréquents, parfois plusieurs fois par semaine, pour voler d’un bout à l’autre du pays, voire parfois même à l’étranger. Mais cette pollution excessive se joue aussi – et surtout ! – du côté des supporters. Ces fidèles enthousiastes causent à eux seuls près de 65 à 80 % des émissions totales de la NBA. En dehors du basket, ce sont bien les supporters qui sont responsables de près de 2,2 millions de tonnes de CO2 par an, pour le football et le rugby cumulés, d’après une étude du Shift Project, en 2025. 

Alors, tous les acteurs du sport doivent se mobiliser. « La NBA est regardée par toutes les autres ligues américaines. Donc si elle montre aujourd’hui l’exemple et décide de franchir un cap là-dessus, elle sera une source d’inspiration, car elle a cette capacité à être avant-gardiste », avait déclaré Benjamin Adler, président de Game Earth, en 2022 dans les colonnes du Monde.

Une prise de conscience qui ne date, pourtant, pas d’hier ! Déjà en 2018-2019, ESPN – une chaîne de télévision américaine – souligne que les équipes parcourent en moyenne, et environ 7 200 kilomètres par saison. C’est plus que la NHL (7 %), mais aussi que la MLB (36 %) et que la NFL (441 %). Et le positionnement des politiques américaines sur les enjeux environnementaux – encore davantage depuis l’élection de Donald Trump – n’arrange rien. La planète ne peut miser que sur la bonne volonté des responsables, joueurs et supporters du championnat pour réduire leur impact environnemental. 

Des initiatives vertes qui font gagner des points 

Alors pour changer cette image de pollueur excessif, la NBA s’est imposée de nouveaux objectifs. Notamment la réduction de moitié de son empreinte carbone d’ici à 2030 ! Et elle est déjà en bon chemin. Elle est parvenue à réduire les distances parcourues en avion de près de 40 300 kilomètres par saison, depuis 2021.

Et le programme NBA Green s’engage depuis plusieurs années à accompagner les initiatives positives des franchises. Atlanta Hawks a obtenu la certification TRUE Platinum pour zéro déchet, en 2022. Le Frost Bank Center des San Antonio Spurs utilise de l’eau recyclée pour leur système d’irrigation paysager. Il possède aussi un système complet d’éclairage LED. Les Washington Wizards ont réduit leur empreinte carbone avec 30 % de leur électricité qui provient d’énergies renouvelables. Et pour réduire sa consommation d’énergie, le TD Garden des Boston Celtics collabore avec Eversource depuis 2013. Depuis, l’installation d’éclairages LED et de contrôles CVC ont permis d’économiser près de 10 millions de kilowattheures d’électricité chaque année… 

Et dans d’autres sports, aussi, les initiatives prises sont souvent plus nombreuses qu’on ne le pense. À l’image de la Ligue Occitanie de Rugby qui est devenue, en février 2026, la première ligue régionale à obtenir le niveau « Confirmé » du label Engagé RSE, délivré par l’Afnor. « Cette reconnaissance doit nous mobiliser, nous engager, nous responsabiliser sur les devoirs qui sont les nôtres au service d’une jeunesse en perdition, d’un climat détraqué, d’une planète qui ne tourne plus rond et qui pourrait donc tourner ovale », a déclaré son président, Joël Castany.

Du côté de la Suisse, c’est la Swiss Football League qui a passé un cap à la fin de 2025. Elle s’est associée à la start-up française StadiumGO, qui propose du covoiturage dédié aux supporters. Une solution à la fois économique et écologique ! Un début encourageant… mais le match est loin d’être gagné.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.