Issa Samake, Sébastien Tranchant, Bakary Samake et Mélody Vauzelle pour le partenariat entre Samake Promotion ( qui produit des événements de boxe) et Paris Élysées Club.
Crédits : Samake Promotion

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Déjà professionnel à 17 ans, il a aujourd’hui 22 ans et fait partie de l’élite des Super-Welter (ou Super Mi-Moyen). On parle bien sûr de Bakary Samake, connu de tous dans le monde de la boxe – aussi bien en France qu’ailleurs. 

L’étoile montante de la boxe française ? C’est en tout cas l’impression que ça donne. Tout juste rentré de cinq semaines d’entraînements à Las Vegas, Bakary Samake s’est affiché avec son père, Issa Samake, et leur associée, Mélody Vauzelle, qui gère tous les aspects de la vie du sportif, au Paris Élysées Club, à quelques pas des Champs-Élysées. Pas de champagne pour fêter ça, mais un enthousiasme clair : et voilà le partenariat signé entre Paris Élysées Club et Samake Promotion – qui produit des événements de boxe. 

Un partenariat aux multiples facettes 

« Paris Élysées Club, c’est le premier club de jeu parisien à avoir ouvert en 2018. Nous proposons une expérience haut de gamme autour des jeux de table, notamment le punto banco, le blackjack, le poker trois cartes et l’ultimate poker », présente Sébastien Tranchant, dirigeant du groupe Tranchant, qui représente ce club. 

Ce partenariat entre deux univers qui semblent assez éloignés, fait plus sens qu’il n’y paraît. Des valeurs communes à la boxe et aux jeux apparaissent : Mélody Vauzelle évoque la concentration, la technique et la stratégie, Sébastien Tranchant mise sur la maîtrise de soi et la recherche d’adrénaline. « La boxe, ce n’est pas que de la bagarre. C’est un jeu, comme le poker. Il faut savoir avancer, regarder ce qu’il se passe en face, essayer d’analyser. Toutes ces valeurs-là se retrouvent, c’est un magnifique partenariat », affirme Issa Samake. 

Mais l’argent c’est le nerf de la guerre… Et c’est aussi ce qui rend ce partenariat nécessaire. « On a vraiment besoin de sponsors pour avancer. Les événements de boxe en France ont connu un vrai déclin ces dernières années. Donc sans partenaires privés, c’est très compliqué de fonctionner », souligne Mélody Vauzelle. Et l’argent ne tombe pas du ciel : « Les événements de boxe coûtent tellement cher à produire qu’on ne peut pas faire ça pour gagner de l’argent. Sinon, ce n’est pas le bon business. » 

Un coup de publicité bien pensé 

La partenariat tombe au moment propice, et vise à mettre en lumière le prochain événement incontournable de la boxe : la demi-finale WBC (World Boxing Council) des Super-Welters. Ce 25 avril, à l’Adidas Arena à Paris, Bakary Samake affrontera l’Américain Ermal Hadribeaj. Un autre Français combattra à Londres, le même jour : Tony Yoka, contre l’Anglais Lawrence Okolie. « C’est inédit qu’ils se retrouvent tous les deux sur une belle carte (l’ensemble des combats prévus lors d’une même soirée, ndlr) », rappelle Mélody Vauzelle. 

Plus encore, c’est un coup de poker pour la boxe française, qui a connu un lourd déclin ces dernières années. Il suffit de voir le nombre de licenciés qui a chuté et est passé de près de 59 000 pratiquants en 2018 à 26 506 en 2021 – la pandémie covid-19 est évidemment passée par là. Aujourd’hui, la Fédération Française de Boxe se félicite d’avoir passé la barre des 60 000 licenciés, une bonne nouvelle pour l’attrait et la visibilité du sport. « La boxe est en train de regagner ses lettres de noblesse en France avec des profils comme Bakary Samake. On le voit sur les événements qu’on produit, on a des enfants, des jeunes, des plus vieux. C’est étonnant de voir des petits bouts de cinq ans qui sont fans de Bakary Samake. La boxe avait besoin d’un visage français », explique Mélody Vauzelle. Issa Samake, père du boxeur et ancien pratiquant lui-même, renchérit : « Aujourd’hui, on a réussi à trouver un terrain en France. Le but, c’est de relancer la boxe en Europe, et notamment en France. » 

De la pression supplémentaire sur les épaules de Bakary Samake ? Au contraire : « Pas de pression supplémentaire, mais chaque combat est une étape de plus. » Quant à son rôle à jouer dans le redressement de la boxe en France, il s’affirme avec plus de modestie qu’il n’en faut : « Je ne suis pas un exemple. Je ne prétends pas être un exemple, mais je sais que j’inspire les jeunes. C’est pour ça que je montre mon quotidien sur les réseaux sociaux. Je montre mes entraînements, l’acharnement. C’est ce qui fait qui je suis maintenant, par le travail. » Rendez-vous le 25 avril.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.