« Et mon avenir alors ? ». L’interpellation est écrite en lettres d’or sur les pancartes des lycéens et des étudiants. Un constat s’impose : ce mouvement s’adresse aussi aux décideurs économiques dans l’écoute et la prise en compte de l’angoisse d’une génération face à l’avenir.
Qui ne voit pas derrière ces mobilisations les aspirations à trouver sa juste place dans la société, et singulièrement sur le marché du travail ? À quoi bon promettre l’égalité à l’école si les inégalités se prolongent à l’entrée de la vie professionnelle ? On ne peut pas demander à l’école de réparer les inégalités si le monde économique continue de les reproduire.
Cette colère trouve son origine dans les banlieues populaires de Créteil, Saint-Denis, Aubervilliers, etc.
Là où le chômage demeure deux fois plus élevé que la moyenne nationale.
Permettre aux quartiers populaires et à la ruralité de se connecter aux décideurs économiques et de dessiner, ensemble, les voies d’un avenir partagé : c’est tout le sens du Sommet de l’inclusion économique du mardi 27 octobre à Bercy. À quelques mois de la présidentielle, cette ambition doit devenir une priorité nationale. Le sondage « 2027 : les attentes des quartiers populaires et de la ruralité » sera dévoilé pendant le sommet. L’occasion de franchir une nouvelle étape vers la transformation de notre modèle économique pour garantir à chacun l’accès à un emploi de qualité et émancipateur. Et de répondre ainsi à l’espoir des nouvelles générations par des actes…




































