Temps de lecture estimé : 2 minutes
Un planning pollué par des tâches imprévues : envoyer un mail, revoir les plannings, transmettre une information aux collègues, répondre aux questions des collaborateurs… Si rien de tout ça ne figure sur aucune fiche de poste, c’est parce qu’on les appelle des « glue work ». Ces tâches collantes ne sont pas valorisées, et ont des effets plus négatifs qu’on ne le pense.
Votre collègue si sympathique et attentionnée vous propose d’accueillir un collaborateur à votre place ? Et si, en plus, la veille, elle s’est occupée de jouer la médiatrice pour résoudre ce conflit entre collègues qui plombait l’ambiance ? La voilà prisonnière du « glue work ». Des tâches collantes, essentielles, mais peu valorisées, voire ingrates. D’après ce concept, de Tanya Reilly, une ingénieure américaine, ces tâches sont plus souvent confiées aux femmes.
« 77 % des femmes estiment être plus sollicitées »
Parmi ces tâches, on y trouve des activités essentielles, mais qui ne requièrent pas de poste : prendre des notes, partager les informations, résoudre les conflits, organiser des réunions, préparer l’ordre du jour… Mais aussi accueillir un collaborateur, répondre à ses questions et l’aider à s’intégrer. Autant de tâches qui permettent à une entreprise de fonctionner plus efficacement, mais qui piègent les employés qui s’y collent… Et beaucoup trop souvent, ce sont des femmes.
« 77 % des femmes estiment être plus sollicitées que leurs homologues masculins pour ces responsabilités administratives ou organisationnelles, contre seulement 52 % des hommes », d’après une étude de l’Institut Odoxa en septembre 2025. Plusieurs facteurs expliquent cette répartition. Et les stéréotypes de genre sont les premiers coupables : les femmes sont plus empathiques et diplomates. Elles sont ouvertes et écoutent les problèmes de leurs collègues sans broncher. À cela s’ajoute le fait qu’elles cherchent à entretenir de bonnes relations dans leurs équipes, et s’intéressent plus à la cohésion de groupe, ce qui les pousse à s’occuper de ces tâches non valorisées… Et qui affectent directement leur carrière.
Des tâches ingrates… Et pénalisantes ?
Ces tâches prennent du temps. Et en consacrant une partie de sa journée à les réaliser, c’est du temps perdu qui n’est pas consacré à des projets plus valorisés. Leur carrière en est durablement affectée ! On valorise celui qui participe aux projets « forts » de l’entreprise, produit et est rentable pour son affaire. Mais le glue work permet aussi d’acquérir des compétences trop souvent oubliées et sous-estimées… Gestion de projet, résolution de conflit, leadership, etc.
Et avec le télétravail, ces tâches « collantes » sont devenues plus importantes encore ! Communiquer lorsque chacun est bien au chaud chez soi peut devenir un challenge supplémentaire… Cette charge peut aussi impacter les performances des employées, avec une démotivation ou une baisse d’intérêt pour leur travail. Pour y remédier, c’est à la totalité de l’entreprise de faire le premier pas : reconnaître ces tâches comme essentielles, et mieux les répartir entre ses équipes.


![[LE DÉBRIEF] « QVEMA » saison 6, épisode 8 : les inventeurs pour conclure ! QVEMA](https://www.ecoreseau.fr/wp-content/uploads/2026/01/QVEMA-credits-M6-218x150.png)





























