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Pour décrire une année lexicale, il faudrait choisir 1 000 mots, ce que font mes tableaux chaque année, je continue toutefois d’en distiller ici quelques-uns.
Les sept architectes de l’IA ont été élus personnalités de l’année par Time Magazine.
« L’intelligence artificielle » est le mot qui s’impose. Un verbe nouveau est apparu, « Prompter ». C’est formuler une requête en langage digital, c’est poser une question à une intelligence générative. Liée à la croissance de l’intelligence artificielle est née « l’hypnocratie », hypnos en grec, c’est le sommeil. On est hypnotisés dans un brouillard de vraies et de fausses informations, d’algorithmes qui influencent nos comportements.
Des vocables liés au développement perpétuel du digital continuent de se propager, comme « la bouffe 2.0 ». Grâce aux algorithmes, on cherche à trouver des substituts à la viande et aux œufs. On fait confiance à la technologie pour créer une nourriture de remplacement. La création de mots liés au digital est innombrable. On peut encore citer « la beauty tech » qui utilise l’IA pour diagnostiquer notre état de peau, pour personnaliser les soins offerts, pour nous connecter par exemple à une brosse à cheveux, à un miroir qui crée des simulations. C’est l’arrivée d’une beauté augmentée interactive.
Sur le plan économique et politique, « les droits de douane » sont des mots remis au goût du jour par les décisions d’imposer des tarifs de D. Trump. On va parler « de guerre commerciale ». Le budget fut chaque jour sujet de débats et représentait « un Himalaya » aux yeux de M. Bayrou. Y aura-t-il une solution ? « La démo anxiété », une défiance vis à vis du politique se diffuse. En 2021, était apparue une expression peu lointaine, « la politico anxiété », l’anxiété liée à la vie politique. Les préoccupations politiques feraient partie des causes majeures de stress des Français ! Le terme de « fatigue démocratique » le confirme. Au point que « la colère agricole » s’est remanifestée sur fonds de Mercosur et de « dermatose nodulaire ».
À l’international, il est clair que « guerre » est aussi un mot qui a été martelé en 2025 (en vieux saxon : werra, troubles, querelles). On se souvient de la guerre des 12 jours, Israël lance une attaque surprise contre l’Iran « l’opération rising lion ». À ces bombardements, l’Iran réplique, les États-Unis réattaqueront l’Iran le 21 juin. D. Trump intervient continument pour calmer le jeu entre la Russie et l’Ukraine. Il ne sera pourtant pas Prix Nobel de la paix. « Cessez le feu » apparaît dans le top des mots.
Enfin pour clore ce voyage dans les mots de 2025, il y a ce chapelet de mots que l’on rêverait ne jamais avoir lu et entendu, mais qui font hélas partie du récit lexical de 2025 comme « l’antisémitisme ». Progressent aussi des mots comme « le refus d’obtempérer » « l’ultra violence » ou d’autres mots sombres comme « ados tueurs », « grossophobie », « protoxyde d’azote », « brutalisation » qui dit bien l’ambiance de l’année, tout comme « émeutiers ». Pire encore le « parcage des réfugiés ». Enfin « prison » fut un mot reconvoqué en octobre : il a donné lieu à un livre « Journal d’un prisonnier ».







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