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Auteur d’une douzaine d’ouvrages, c’est l’un des conférenciers professionnels les plus reconnus en France sur les thèmes de la motivation, de la performance commerciale et du dépassement de soi. En 2018, il a reçu à Dallas la plus haute distinction internationale pour un conférencier professionnel, le titre de Certified Speaking Professional (CSP), l’équivalent d’un “Oscar” dans le monde des conférences.
Quel est selon toi le signe le plus marquant de notre époque ?
Pour moi, c’est le changement perpétuel et l’incertitude. On n’a même plus le temps d’intégrer une nouveauté, qu’on est déjà projeté dans l’étape suivante.
Les mots-clés de notre époque sont donc changement et adaptation. Arriver aujourd’hui avec des certitudes, dans quelque domaine que ce soit, c’est presque mission impossible.
Qu’est-ce qui te permet de tenir debout dans la tempête ?
Je crois qu’il faut à la fois des racines et des ailes.
Si tu n’es que le chêne, enraciné dans tes certitudes, tu risques de te briser. Mais si tu n’es que souplesse, sans base solide, tu es aussi en danger.
Il faut donc des ancrages stables — famille, amis, valeurs — et la capacité de rester souple, d’accepter que ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui. Darwin le disait déjà : les espèces qui survivent sont celles qui s’adaptent.
Concrètement, ce qui me tient debout, ce sont mes ancrages personnels et ma passion pour mon métier. Une conférence me demande jusqu’à deux ans de travail. Cet investissement me rassure, me rend légitime et me donne l’énergie de surprendre et d’impacter mon auditoire.
Ta plus grande source d’énergie ?
Savoir que mon métier apporte aux autres. Mes conférences donnent des clés, des idées pour grandir. Autrement dit, j’exerce un métier qui a du sens, et c’est ça qui me galvanise.
Le meilleur conseil que tu aies reçu ?
Dans la vie, vous aurez toujours à choisir entre deux douleurs : celle de l’effort ou celle des regrets.
La douleur de l’effort est intense, mais celle des regrets dure bien plus longtemps. J’y pense chaque fois que j’hésite ou que je procrastine, et je choisis l’effort.
Économiquement, où places-tu l’espoir ? Ton credo pour demain
Malgré tout, la France a des atouts extraordinaires : une culture, une histoire, une gastronomie, une industrie qui en font un pays envié.
J’ai une vision stoïcienne : je ne m’attarde pas sur ce que je ne contrôle pas. Le cours de l’euro, l’inflation, la politique… je n’y peux rien. Alors je mets mon énergie sur ce que je peux faire : créer des conférences de qualité, apporter de la valeur.
Si chacun se concentrait sur sa contribution, plutôt que d’attendre l’État, on irait déjà beaucoup mieux.
Comment tenir debout tous ensemble ?
Avec un proverbe yiddish que j’adore : « Donne et oublie. »
Contribuer sans rien attendre en retour. Donner libère. Même si rien ne revient, il reste la satisfaction d’avoir fait sa part et d’avoir été un être humain digne.
#justdorites


































