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La peur du travail
Chaque semaine, nous mettons à l’honneur un concept, une expression, une théorie, un jargon… directement lié à notre quotidien : la vie de bureau ! Zoom sur l’ergophobie.
Vous connaissez sûrement la peur abyssale des araignées, l’arachnophobie mais connaissez-vous l’ergophobie ? Beaucoup moins répandu, le terme ergophobie désigne la peur du travail. Elle se traduit par des angoisses et une panique quasiment constante. Accompagnée de symptômes tels que des palpitations, du stress, des troubles digestifs ou encore des troubles du sommeil. Quelques signes avant-coureurs permettent d’identifier un cas d’ergophobie, l’agressivité, la fuite du milieu professionnel ou la paralysie. Des signaux sur lesquels une attention s’avère primordiale. Puisqu’au-delà de l’ergophobie, la santé mentale au travail est un enjeu majeur pour les entreprises. Les conséquences d’un mal-être se ressentent dans la vie quotidienne mais aussi au travail. Perte d’efficacité, isolement, détérioration des relations… anticiper ces conséquences est nécessaire. Mais comment les contrer si on ne connaît pas les causes ?
Quelles sont les origines ?
Il est difficile de déterminer exactement les causes de l’ergophobie, cela est propre à chaque individu. Néanmoins certaines d’entre-elles sont communes. En effet, l’environnement de travail peut constituer une source de mal être. Un management toxique, un harcèlement moral, un manque de soutien, des horaires à rallonge ou encore des échecs passés peuvent déclencher cette phobie.
En tant que manager et supérieur hiérarchique, il est de votre ressort d’observer en permanence les sensibilités et les émotions de vos salariés. Un mot peut être accueilli de différentes manières selon à qui vous vous adressez. La pression sociale peut également jouer sur la peur de ne pas réussir ou le besoin de se surpasser toujours plus. Tout comme une éducation stricte avec une quête de perfection ou la nécessité d’avoir de bons résultats peut générer une anxiété au travail plus tard. Autre cause, la personnalité. Certains salariés sont par nature plus sensibles et donc plus enclins à témoigner de troubles d’anxiété.
Comment accompagner un salarié ergophobe ?
Comme beaucoup de phobies, celle-ci peut être traitée grâce notamment à une approche thérapeutique. En entreprise, plusieurs actions peuvent être mises en place. Tout comme les autres maladies liées à la santé mentale, il est vivement conseillé de sensibiliser vos équipes à ces sujets. Une manière pour chaque salarié de détecter les signaux faibles et de créer ainsi un espace de travail serein. Qui passe par un management d’écoute, de valorisation, de compréhension des collaborateurs. Prenez le temps de le questionner sur son humeur, son état d’esprit, sa charge de travail… une écoute attentive qui permettra au salarié de se sentir considéré et en confiance. En cas de besoin, vous pouvez l’orienter vers une infirmière ou un médecin du travail mais aussi vers le département RH pour trouver des aménagements, des outils supplémentaires, voire un changement de poste. Des solutions adaptées pour qu’il puisse continuer à travailler sereinement.































