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Le recrutement silencieux
Chaque semaine, nous mettons à l’honneur un concept, une expression, une théorie, un jargon… directement lié à notre quotidien : la vie de bureau ! Zoom sur la méthode quiet hiring.
Vous ne trouvez pas le candidat idéal pour un poste ? Il est peut-être sous vos yeux ! Recruter en interne pour combler un manque de compétence au sein de ses équipes ou pour remplacer une personne. C’est ce qu’on appelle le quiet hiring, autrement dit le recrutement silencieux. Cette méthode RH vise à sélectionner les employés les plus performants, qui souhaitent grandir au sein de l’entreprise. Ce qui permet d’éviter les erreurs de recrutement et les frais de formation.
De l’autre, c’est une manière de valoriser le travail d’un collaborateur tout en lui permettant d’acquérir de nouvelles compétences et d’augmenter ses responsabilités. Ce concept arrive tout droit des État-Unis, après le quiet quitting (la démission silencieuse) c’est le quiet hiring qui s’implante dans le vocabulaire en entreprise. Mais sa pratique ne date pas d’hier. Ce processus d’embauche discret et confidentiel limite la divulgation d’information sur les postes vacants et les intentions des dirigeants.
De vraies opportunités ?
Le quiet hiring se déroule ainsi en toute discrétion en interne. Du côté des salariés, ce procédé offre des possibilités d’évolution. Et permet de gagner en visibilité en interne mais aussi en externe sur le marché de l’emploi. Une évolution en interne qui est souvent plébiscitée par les employés, en effet 73 % d’entre eux souhaiteraient connaître les opportunités d’évolution au sein de l’entreprise, selon une étude du cabinet Cornerstone en 2023. Pour les entreprises, le quiet hiring représente un gain de temps. Plus besoin de former un employé et de rechercher un candidat.
Une méthode qui leur assure des compétences qualifiées et une personne de confiance pour le poste. En revanche, le quiet hiring peut-être un risque. En ne recrutant seulement que des salariés en interne, l’entreprise pourrait pâtir du manque de diversité. Mais aussi d’un manque d’équité entre les collaborateurs. Certains salariés pourraient penser que leurs collègues sont toujours avantagés. Enfin, celui qui a bénéficié du poste peut en réalité crouler sous la charge de travail imposée le tout pour le même salaire.
Encadrer le quiet hiring
Le quiet hiring peut entraîner des dérives mais il peut néanmoins être positif. Sa mise en place au sein de l’entreprise doit être encadrée. L’idéal pour les dirigeants, c’est de faire preuve de transparence au sein de ses équipes. Mais aussi auprès de l’employé sélectionné. Expliquez les différentes tâches, évoquez la charge de travail, le salaire… Afin d’éviter toutes les conséquences liées à ce nouveau poste. Dans certains cas, des salariés subissent le quiet hiring au quotidien en exécutant des tâches qui ne sont pas de leur ressort. Avec une promesse à la clé celle de la promotion, qui finalement n’est pas tenue. Des pratiques abusives qui demandent un contrôle accru des dirigeants.






























