Job crafting
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Adapter le travail à son individualité

Chaque semaine, nous mettons à l’honneur un concept, une expression, une théorie, un jargon… directement lié à notre quotidien : la vie de bureau ! Zoom sur le job crafting…

Et si la clé du succès en entreprise n’était pas que le salarié s’adapte au travail mais que le travail s’adapte au salarié ? Cette idée un peu loufoque, théorisée sous le nom de « job crafting », remonte au début des années 2000. En 2001, les travaux d’Amy Wrzesniewski et de Jane Dutton mettent en lumière une réalité jusqu’alors peu étudiée : les collaborateurs les plus épanouis sont ceux qui adaptent leur travail, sans attendre une redéfinition de leur fonction de la part de leur manager ou hiérarchie.

Le nom du concept vient de la contraction des mots « job », travail en anglais, et « craft » que l’on peut traduire par « fait main ». Lorsque l’entreprise recrute un salarié, c’est sur la base d’un descriptif de poste avec des attentes bien précises. Le job crafting consiste, pour un salarié fraichement recruté, à redessiner lui-même les contours de son poste et contribuerait à son épanouissement professionnel. D’après une étude publiée par la Fondation Jean Jaurès en 2024, 40 % des jeunes estiment qu’un des rôles principaux des entreprises est de donner les moyens à ses salariés de s’épanouir professionnellement !

Un modèle vertueux

Le job crafting est un modèle « gagnant/gagnant » pour les collaborateurs et les entreprises. Une étude de la MIT Sloan School of Management, publiée en 2020, observe une réduction significative du stress au travail chez les participants qui adoptent le job crafting, avec une baisse de 29 % pour 92 % d’entre eux. Concernant les entreprises, une expérience menée chez Google indique qu’après seulement six semaines de pratique, les dirigeants ont constaté une nette amélioration de la performance de leurs équipes. Enfin, le job crafting favorise la rétention des talents. En effet, les salariés qui sont libres d’adapter leur poste à leurs besoins développent un attachement plus fort à l’entreprise et sont donc plus fidèles.

Repenser l’organisation de l’entreprise

Intégrer le job crafting nécessite quelques adaptations de la part de l’entreprise. En effet, il implique que le management accorde à ses collaborateurs une grande autonomie et une confiance de choix. Il ne doit pas entraver la liberté de ses collaborateurs, puisque cela aboutira à plus de créativité et, donc, à une meilleure productivité. En retour, cette culture de l’innovation contribue à renforcer la marque employeur : les entreprises qui encouragent le job crafting attirent les candidats, majoritairement jeunes, qui ont soif d’autonomie. Concrètement, comment l’entreprise peut repenser son organisation pour favoriser le job crafting ? Par exemple, certaines organisations octroient à leurs collaborateurs un créneau pour faire du bénévolat et venir en aide à des associations. Pour les managers, le terreau fertile du job crafting se résume en trois mots : confiance, créativité et communication.

Attention, le job crafting ne consiste pas à effectuer les tâches que l’on aime et éviter celles qui nous plaisent le moins. Il s’agit d’une méthode d’épanouissement qui permet au salarié d’optimiser son poste de travail.

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