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Et si cette rentrée était l’occasion de retourner sur les bancs de l’école ? Après des années passées dans un quotidien professionnel parfois routinier et plafonné, nombreux sont celles et ceux qui franchissent le pas et qui se lancent dans la reprise d’études.

J’avais le sentiment d’être cantonné à des postes toujours un peu similaires, de ne pas pouvoir prendre une surface managériale très affirmée, se souvient Renaud passé sur les bancs d’une grande école de commerce après dix ans en cabinet de conseil. J’y ai mis le prix et ça a été un incroyable boost de carrière. » Car c’est bien souvent la première raison qui pousse celles et ceux qui reprennent un MBA, un mastère spécialisé ou toute autre formation diplômante (ou non) après, en général, une bonne dizaine d’années en entreprise : ouvrir le champ des possibles dans sa boîte ou ailleurs.

Les formations continues ont le vent en poupe

L’ENVIRONNEMENT COMPLEXE, MOUVANT ET FORTEMENT TOURNÉ VERS L’INTERNATIONAL EXIGE
DES ENTREPRISES UNE ADAPTABILITÉ RAPIDE ET
CONSTANTE SUR LES MARCHÉS – AUDENCIA

« Celles et ceux qui suivent l’un de nos quatre mastères spécialisés ou notre MBA observent un gap salarial de 20 à 30 % en moyenne, et des évolutions de carrière qui vont avec », souligne à juste titre Antoine Decouvelaere, directeur délégué chez Iéseg Executive Development & Innovation. À l’Insead on table carrément sur des multiplications par deux ou trois des salaires. Rien que ça.

Et le phénomène fait des émules ; les formations continues des établissements d’enseignement supérieur publics ont à elles seules généré un chiffre d’affaires de 472 millions d’euros en 2021… plusieurs dizaines de milliards en ajoutant les offres foisonnantes des établissements privés. Mais prudence, mettent en garde les experts du secteur, dans le domaine il y a à boire et à manger et mieux vaut bien se renseigner avant de se lancer dans une formation coûteuse et aux contours incertains.

Le sur-mesure et les formations courtes séduisent

 

Plusieurs tendances ressortent en cette rentrée 2023. D’abord le sur-mesure. C’est une tendance qui fait son grand retour depuis la crise sanitaire, celle d’amener un groupe de collaborateurs vers une montée de compétences. « Audencia permet à chaque dirigeant, DRH ou responsable d’équipe de construire un parcours personnalisé pour son entreprise, ses
salariés, sa BU, son équipe. L’environnement complexe, mouvant et fortement tourné vers l’international exige des entreprises une adaptabilité rapide et constante sur les marchés. Il impose des regards décalés, l’envie d’agir ensemble et une grande agilité comportementale », détaille-t-on ainsi du côté d’Audencia qui propose ces programmes conçus de A à Z pour les entreprises.L’avantage de telles formules ? L’excellence académique de ces établissements est rendue accessible aux collaborateurs de l’entreprise. Les programmes sont réalisés en lien avec les enseignants-chercheurs des écoles et leur excellence, unanimement reconnue. Ces offres permettent aussi de mettre tout le monde au même degré d’expertise. « Cette offre du sur-mesure répond à une vraie demande des entreprises et des salariés, analyse Antoine Decouvelaere de l’Iéseg. Elle permet de se former sur des questions souvent cruciales pour les entreprises et de débloquer un grand nombre de situations qui se produisent par manque de formation des équipes opérationnelles.»

LES FORMATIONS COURTES ?
LA GRANDE TENDANCE DE L’AUTOMNE

La seconde grande tendance de cet automne, ce sont les formations courtes. Plus opérationnelles, plus condensées et plus réactives que les programmes longs, elles se glissent plus facilement dans des emplois du temps parfois chargés des cadres tout en permettant de monter en compétence sur une thématique clé pour l’entreprise (la RSE, l’intelligence artificielle au service des ressources humaines, etc.), tout en bénéficiant de l’appui d’un établissement d’enseignement supérieur. Et autre atout, et non des moindres, elles permettent la fidélisation des salariés. « À l’Insead nous proposons des formations collectives sur-mesure pour les entreprises ou des formations en catalogue pour permettre à des salariés de les suivre individuellement, détaille Séverine Guilloux, directrice marketing, pôle formation continue de l’école. En général, les salariés sur lesquels l’entreprise souhaite miser sont mis dans les formations individuelles. C’est un gage de confiance qui permet aussi d’éviter la fuite des talents. » Car quand une entreprise investit du temps et surtout de l’argent, difficile d’avoir envie de quitter le navire et d’aller voir ailleurs. Des salariés qui, forts de nouvelles compétences, auront des envies d’évolution en interne et seront, bien souvent, un moteur de leur service.

Du côté des thématiques, les formations savent se réinventer chaque année. À l’Insead, par exemple, on a mis l’accent dans le MBA sur le développement durable, au coeur des enseignements. Et la transition numérique laisse peu à peu place à l’intelligence artificielle qui revient sans cesse dans la bouche de celles et ceux qui développent la formation continue. Dernière tendance, le retour massif au présentiel. « Nos offres hybrides se sont développées,
mais les entreprises comme les salariés sont très friands de présentiel. Se voir, se parler en vrai c’est souvent un gros plus pour travailler son leadership et sa posture face aux autres », conclut Séverine Guilloux de l’Insead. Plus que jamais, l’apprentissage se fait tout au long de la vie.

GUILLAUME OUATTARA

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